Affichage des articles dont le libellé est 2011. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2011. Afficher tous les articles

30 déc. 2011

TOP 15 des Films de 2011

2011. Quelle année ! Entre découvertes surprenantes, confirmation, chef-d'oeuvre, suites, originalité, déceptions, retour de grands réalisateurs, de grands acteurs... Un cru 2011 très éclectique mais qui a permis au cinéma français de tirer son épingle du jeu devant les gros blockbusters US et de faire un beau petit parcours en salle en attendant les futurs grands prix qu'ils vont recevoir (Polisse, The Artist). 
Je vous présente donc mon TOP 15. Les films qui m'ont le plus touché, le plus surpris, ceux qui resteront dans ma tête, ceux que j'ai envie de revoir, mes coups de coeur en somme... Enjoy ! 
TOP 15 des films de 2011 :


1 - Drive de Nicolas Winding Refn

Parce que Ryan Gosling. Parce qu'on vibre avec lui à chaque instants. Parce que la scène de l'ascenseur est juste magnifique. Parce que la mise en scène de Nicolas Winding Refn est exceptionnelle et prouve que ce petit danois est l'un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération. Un Chef-d'oeuvre ! 







2 - Super 8 de J.J. Abrams

Parce que J.J. Abrams nous remémore nos rêves de jeunes cinéphiles... Parce qu'on retrouve une atmosphère de Lost par moments. Parce que Kyle Chandler (Coach Taylor dans Friday Night Lights) au cinéma c'est classe. Parce que les petits jeunes sont sensationnels et leur petit film à la fin est magique. Du bonheur !





3 - The Fighter de David O. Russell

Parce que c'est encore un film de boxe exceptionnel. Parce que les acteurs sont bouleversants, Christian Bale en tête. Parce que c'est une histoire fraternelle forte et parce que Mark Walhberg en boxeur, ça calme. 






4 - 127 Heures de Danny Boyle

Parce que c'est un véritable travail de mise en scène. Parce que James Franco est formidable. Parce que les images sont magnifiques. Parce que c'est une véritable leçon de vie et de courage. 





5 - The Artist de Michel Hazanavicius

Parce qu'il fallait osé : un film muet en noir et blanc à l'heure de la 3D et l'IMAX... Parce que Jean Dujardin et Bérénice Béjo sont magnifiques et parce que le travail de Michel Hazanavicius est fantastique. Parce qu'on replonge dans l'entre deux guerres où le cinéma avait une place spéciale dans le coeur des gens, une place magique... Césars et Oscars en vue ? 





6 - La Planète des Singes : Les Origines de Rupert Wyatt

Parce que les singes en motion capture c'est une super idée. Parce que Andy Serkis a encore fait un travail à couper le souffle ! Parce que l'histoire est vraiment intéressante. Parce la scène sur le Golden Gate est l'une des plus impressionnante de l'année !






7 - Black Swan de Darren Aronofsky

Parce qu'on retrouve du Requiem For A Dream (2011) dedans... Parce que Natalie Portman est bluffante en danseuse étoile. Parce que tout s’enchaîne à un rythme fou. Pour la musique. Et pour le côté paranoïaque que j'adore voir au cinéma. Et pour la scène entre Mila Kunis et Natalie Portman.






8 - X-Men : Fisrt Class de Matthew Vaughn

Parce que c'est le meilleur de la Saga X-Men... Parce que le réalisateur de Kick-Ass, Matthew Vaughn a su mélanger les origines des X-Men avec l'Histoire. Parce que le duo James McAvoy et Michael Fassbender fonctionne à merveille ! Et pour le caméo énorme de Hugh Jackman !






9 - Warrior de Gavin O'Connor

La surprise de l'année pour moi ! Parce que le duo Tom Hardy / Joel Edgerton envoie du lourd... Parce qu'on aperçoit la folie d'un Bane dans les yeux de Tom Hardy pendant les combats. Parce que c'est franchement bien maîtrisé, et les combats sont saisissants de réalisme.






10 - Intouchables de Olivier Nakache et Eric Toledano

Parce que le duo François Cluzet / Omar Sy est vraiment intouchables...








Parce qu'il fallait conclure la Saga en beauté... 
Une page se tourne...







Parce que quand Steven Spielberg s'attaque à Tintin, c'est visuellement impeccable. Pour la course-poursuite en side-car... La meilleure adaptation qu'on pouvait faire de Tintin... Avec Peter Jackson derrière la caméra, j'attends la prochaine adaptation avec impatience




13 - Comment Tuer Son Boss ? de Seth Gordon

La comédie US de 2011 ! Absurde comme il faut le trio Jason Bateman, Charlie Day et Jason Suddeikis fait des étincelles. Parce que c'est 10 minutes de rires assuré avec la fouille de la maison... Et NTM Jones c'est énorme !






14 - Mission : Impossible - Ghost Protocol de Brad Bird

Parce que c'est le meilleur de la Saga. Parce qu'on retrouve le côté espionnage. Parce que le petit groupe Tom Cruise, Simon Pegg, Paula Patton et Jeremy Renner donne un coup de modernité et de renouveau. Et parce que les scènes d'action reste incroyables !







15 - True Grit des Frères Coen

Parce qu'un film des Frères Coen a toujours sa place dans un TOP... 






Mentions Spéciales :
Hugo Cabret de Martin Scorsese pour l'hommage à Georges Mélies, Source Code de Duncan Jones pour l'idée, Le Discours d'un Roi de Tom Hooper pour l'interprétation de Colin Firth, Les Chemins de la Liberté de Peter Weir pour les sensations, Polisse de Maïwen pour le choc, Le Stratège de Bernett Miller pour Brad Pitt et Tron : Legacy de Joseph Kosinski pour la BO de l'année réalisée par Daft Punk ! 

Une année 2011 riche en surprises et en divertissement ! Hâte d'être à 2012 qui s'annonce spectaculaire ! Profitez de la vie. Allez au cinéma ! Enjoy ! 
Fab'

27 déc. 2011

Happy New Year

Le Jour de l'An à New York du point de vue de différentes personnes dont les destins vont se croiser. 2 évènements importants vont articuler les différents destins des personnages, la célèbre descente de la boule à Time Square et un dîner-concert donné par une riche famille de New York... 
Après le succès de Valentine's Day (2010), Garry Marshall revient à la comédie romantique avec Happy New Year (2011). C'est pareil que Valentine's Day mais au 31 décembre... 
Autrement dit, le casting est encore une fois géant : Robert De Niro, Sarah Jessica Parker, Zac Efron (High Shcool Musical), Ashton Kutcher, Katherine Heigl (Grey's Anatomy), Halle Berry, Abigail Breslin, Josh Duhamel, Michelle Pfeiffer, Hilary Swank, Lea Michele (vu dans Glee), Jon Bon Jovi, (oui, le chanteur) Jessica Biel, Sofia Vergara (vu dans Modern Family), Ludacris, John Lithgow (Dexter), Alyssa Milano (Charmed) pour ne citer qu'eux... Un casting chorale qui avait plutôt bien marcher pour Valentine's Day... Là, la mayonnaise ne prends pas... Zac Efron frère de Sarah Jessica Parker, la bataille pour avoir le premier bébé de 2012.. Ridicule !
Trop d'histoires tuent l'histoire... Les seuls qui tirent leur épingle du jeu sont Robert De Niro (touchant), Ashton Kutcher (naturel) et Josh Duhamel (drôle). Les autres se sont perdus...
D'accord, le Jour de l'An à New York c'est magnifique, mais attendre dans la rue et le froid pour voir une petite boule lumineuse descendre c'est pas mon truc... On voit plus les pubs immense autour de la boule... Bref, c'est très américain avec des histoires déjà-vu et un rythme lent à mourir... La seule péripétie est la boule qui s'arrête... Pitié ! 
Garry Marshall l'expert des comédies romantiques après Pretty Woman (1990) et Just Married (ou presque) (1999) a un peu trop tiré sur la corde du film chorale. 
Et d'un point de vue marketing, le Jour de l'An n'est pas un jour réputé pour aller au cinéma à l'inverse de la Saint Valentin. Il ne faut pas profiter de tout... 
Enfin, inintéressant, sans grand sens, le film défile tel un générique sous nos yeux et les performances de certains sont pitoyables alors que d'autres font de la promo (Lea Michelle et Bon Jovi). 
Le romantisme cucu la praline ce n'est pas pour moi... 
Note : ★
La bande-annonce de Happy New Year
Fab'

26 déc. 2011

A Dangerous Method

Carl Jung est un psychiatre reconnu qui tente une nouvelle approche de la psychanalyse : le traitement par la parole. Sa première patiente, Sabrina Spielrein, une névrosée, va devenir sa maîtresse... Sa vision de la psychanalyse va intéresser le père fondateur de cette spécialité : Sigmund Freud. Ce dernier et Jung vont lier une relation professionnelle intense menacée cependant par les révélations de Sabrina Spielrein sur sa relation avec le Dr Jung... 
David Cronenberg réalisateur controversé des célèbres La Mouche (1987), Le Festin Nu (1992), Crash (1994) et plus récemment A History Of Violence (2005) et Les Promesses de l'Ombre (2007) revient au cinéma avec A Dangerous Method (2011) porté par Keira Knightley, Michael Fassbender et, son acteur fétiche, Viggo Mortensen. Une troisième collaboration entre le réalisateur et Viggo Mortensen et un évènement en cette fin d'année pour les cinéphiles. 
Basée sur la genèse de la psychanalyse, le film ce concentre sur Carl Jung (Michael Fassbender), célèbre fils spirituel de Freud (Viggo Mortensen dans le film) et sa relation malsaine avec une de ses patientes névrosées, Sabrina (Keira Knightley)... Un casting intéressant, David Cronenberg a su réunir 3 stars de blockbuster X-Men : First Class (2011) pour Michael Fassbender, La Trilogie Pirates des Caraïbes pour Keira Knightley et La Trilogie du Seigneur des Anneaux pour Viggo Mortensen. Un choix intelligent tant l'interprétation de ses trois grands acteurs est impeccable.
Le début du film, où l'on assiste à la rencontre entre Carl Jung et Sabrina Spielrein, laisse présager un film pesant et très dur psychologiquement. Mais l'histoire évolue relativement bien et on assiste à la transformation quasi irréaliste du Dr Jung. Une évolution radicale, brutale et intrigante parfaitement interprétée par Michael Fassbender. 
Du côté de Keira Knightley, on ne peut qu'être impressionné par sa justesse et sa passion pour les rôles de filles tourmentées... Enfin, je salue la performance de Viggo Mortensen qui  peut remercier David Cronenberg de lui offrir ses rôles les plus intéressants depuis celui de Aragorn dans La Trilogie du Seigneur des Anneaux ; souvenez-vous de Tom Stall dans A History Of Violence et celui de Nikolai dans Les Promesses de l'Ombre... Il est tout simplement incroyable dans chacun de ces deux films. Même si, avec le rôle de Freud, il trouve un rôle secondaire, il joue juste et capte parfaitement les traits de Freud. Une interprétation qui ne passe pas inaperçue et qui prouve une nouvelle fois son talent et la finesse de ses choix de films (1 par an depuis Le Seigneur des Anneaux). 
Nul doute que la collaboration David Cronenberg / Viggo Mortensen va continuer encore longtemps... D'ailleurs, il pourrait reprendre son rôle de Nikolai dans la suite de Les Promesses de l'Ombre... 
Le film quand à lui est intéressant, cru, direct, intimiste, méthodique et maîtrisé malgré un rythme monotone. L'ambiance début XX° siècle est retranscrite à la perfection. La scène de la correspondance épistolaire entre Jung et Freud est très bien réalisée. L'arrivée de Otto Gross (Vincent Cassel) un confrère de Freud un tantinet obsédé sexuel, relance l'intérêt du film et fait basculer le sort du Dr Jung. Une apparition revigorante qui offre à Vincent Cassel une nouvelle collaboration avec David Cronenberg après Les Promesses de l'Ombre. 
Pour David Cronenberg, il y aura un avant-Promesses de l'Ombre et un après-Promesses de l'Ombre. Le meilleur film de sa carrière. 
Un bon film sur un sujet difficile qui tire son épingle du jeu dans le choix judicieux des acteurs et leur interprétation impeccable. 
Note : ★★★
La bande-annonce de A Dangerous Method
Fab' 

22 déc. 2011

Mission : Impossible - Ghost Protocol


Après une mission au Kremlin qui tourne mal, l'unité Mission Impossible est lâchée. Accusée d'attentat terroriste, Ethan Hunt doit blanchir l'agence et déjouer un complot international qui prend forme... Accompagné des 3 derniers agents de Mission Impossible, Brandt, Carter et Benji, ils sont sur la piste d'un certain Kurt Hendricks... Une piste qui les mènera de Moscou à l'Inde en passant par Dubaï. Un complot sans précédent que la petite équipe de Mission Impossible devra déjouer sans renforts...
Après le désistement de J.J. Abrams, réalisateur de Mission : Impossible 3 (2006), pour reprendre les commandes du 4ème opus, je me demandais ce qu'allait devenir l'avenir de la franchise... Parce qu'après l'épisode 1 qui date un peu (1996), le gros ratage de Mission : Impossible 2 (2000) de John Woo, on aurait pu avoir n'importe quel "gugusse" à la réalisation. Fort de sa position de producteur, J.J. Abrams fait confiance à deux des scénaristes d'Alias pour leur premier film : Josh Appelbaum et Andre Nemec, et offre à Brad Bird (Les Indestructibles (2004), Ratatouille (2007)) sa première réalisation live. 
Des premières réussies ! 
Vu la filmographie des deux scénaristes, je comprends mieux le retour de l'espionnage pur dans ce nouveau volet. Et Brad Bird trouve l'équilibre parfait entre l'action et l'espionnage. Un cocktail qui sonne comme un retour aux sources de Mission : Impossible. Un renouveau dont tout le mérite revient à J.J. Abrams car il faut rendre à César ce qui appartient à César.. Quand on voit son travail magnifique sur Alias (référence de la série d'espionnage) et sur le tout récent Person Of Interest, on se dit que ce jeune homme avait toutes les cartes en main pour redorer l'image de la franchise Mission : Impossible. 
Donc, après les éloges, il faut parler du film. Il démarre sur les chapeaux de roues avec Josh Holloway (Lost) et, ça ne ralentit pas... Le rythme est incroyable. On sent la patte Pixar et le côté animation de Brad Bird qui, dans tous ces films, a toujours su maîtriser le rythme de son récit de bout en bout. Un rythme soutenu qui n'a pas l'air de gêner Tom Cruise (à la fois acteur-cascadeur principal, producteur et scénariste) toujours au top dans le rôle d'Ethan Hunt. Bagarres, courses-poursuite à pied, en voiture, cascades sur la plus haute tour du monde... Rien ne lui résiste ! Toujours imperturbable, il peut cependant remercier son équipe dans cet épisode : Benji (Simon Pegg) l'expert hilarant en informatique et autres gadgets hallucinants, Jane Carter (Paula Patton), resplendissante dans sa robe verte... et William Brandt (Jeremy Renner) qui tire agréablement bien son épingle du jeu. Ce dernier à qui l'on donnait sur un plateau les futures reines de la franchise, se voit confier un rôle intéressant qui fait de lui, non pas le nouvel homme fort de Mission : Impossible, mais le coéquipier rêvé pour Tom Cruise pour les futurs épisodes... Une perspective qui m'enchante particulièrement et qui donne un coup de nouveauté à la Saga !
La pléiade de seconds rôles qui entourent ce petit groupe est géniale : Anil Kapoor (vu dans Slumdog Millionaire (2009), 24 et le futur Jack Bauer Indien), Léa Seydoux, la française qui perce à Hollywood, Michael Nyqvist (Millénium (2009)) et Tom Wilkinson. 
Voilà, je suis vraiment pas déçu par ce Mission : Impossible - Ghost Protocol (2011) qui est le meilleur de la Saga, le plus complet, le plus spectaculaire et le plus drôle. 
Au rayon des scènes marquantes, il y a bien-sûr celle sur la Tour de Dubaï, la scène dans le parking et la scène au Kremlin qui est vraiment très bien réalisée. Et que dire du combat entre Paula Patton et Léa Seydoux... Incroyablement sexy ! 
Le divertissement de l'année : spectaculaire, drôle et efficace ! 
Note : ★★★★
Fab'

20 déc. 2011

Le Chat Potté

Le Chat Potté est un célèbre et redoutable voleur. Toute sa vie, il a cherché les non moins célèbres Haricots Magiques. Il fait équipe, un peu malgré lui, avec son ancien fidèle ami Humpty Alexandre Dumpty et Kitty Pattes de Velours pour retrouver ses Haricots Magiques et s'emparer du fabuleux trésor qu'ils renferment... Mais c'était sans compter sur les effroyables Jack et Jill ainsi que sur le terrible monstre qui garde le fameux trésor...
Personnage culte et très apprécié dans la Saga Shrek (depuis Shrek 2 (2004)), le Chat Potté a, tout naturellement, eu le droit à son spin-off réalisé par Chris Miller, scénariste des trois premiers volets de Shrek (2001 à 2007) et réalisateur de Shrek 3 (2007). Autrement dit, le Chat Potté c'est son personnage... 
Justement, l'essence et la personnalité du personnage sont particulièrement respectés : une légende, un séducteur, un chat courageux au grand coeur... Son histoire est vraiment marrante surtout son enfance dans un orphelinat avec ses inoubliables gros yeux... Mais même si l'humour domine ce spin-off, l'histoire en elle-même est surtout pour les enfants. Cependant, les clins d'oeil et autres jeux de mots sont pour un public plus connaisseur. Ce petit paradoxe est astucieux car il permet de toucher un public beaucoup plus large. Un peu comme Shrek à son époque. 
Qui dit animation maintenant dit aussi effets spéciaux. Ils sont très présents dans Le Chat Potté (2011) notamment pour les Haricots Magiques. Ils sont très impressionnants. Le coup de la Mère de l'Oie aux Oeufs d'Or est peut-être un peu gros je trouve... Même si le clin d'oeil à Godzilla m'a bien fait rire ! 
Enfin, les personnages sont pour la plus part sympathiques sauf peut-être Humpty (doublé par Zack Galifianakis en VO) qui paraît un peu décalé de l'univers du Chat Potté (doublé par Antonio Banderas en VO toujours présent après la Saga Shrek ainsi que son éternel doubleur français Boris Rehlinger)... Kitty Pattes de Velours (doublé par Salma Hayek en VO et Virginie Efira en VF) tire son épingle du jeu et donne au Chat Potté un véritable alter-égo féminin. Au rayon des doublages VO on retrouve également Billy Bob Thornton (l'infâme Jack), Chris Miller himself et Guillermo Del Toro (El Comandante) qui officie également en tant que producteur exécutif. Dommage de ne pas retrouver un tel casting en VF... 
Bref, on rigole, le côté mexican lover du Chat Potté est irrésistible et ses fameux gros yeux nous arracherons toujours le coeur... Des aventures mouvementées, incroyables, teintées de la magie des contes de Charles Perrault, raviront petits et grands enfants. 
Note : ★★★
La bande-annonce de Le Chat Potté
Fab'

20 nov. 2011

Contagion

De nos jours, un virus mortel et inconnu provoque la plus grosse épidémie que le monde ait connu. Comment le monde réagirait-il ? Plusieurs points de vue sont pris en compte : celui de l'OMS, d'un laboratoire privé cherchant à créer un vaccin, celui d'un homme lambda et de sa famille touchée par le virus, d'un docteur sur le terrain et d'un blogueur en quête de vérité. Le monde est-il prêt en cas de pandémie internationale ?
Steven Soderbergh, réalisateur que je ne présente plus, nous propose une autre vision du film catastrophe. Beaucoup plus meurtrier qu'un tremblement de terre ou qu'une éruption volcanique, c'est le virus pandémique. Constat alarmant à la sortie du film, s'il y a pandémie internationale, ça va aller très, très vite, et les grandes métropoles seront en première ligne. C'est le gros point fort du film de Steven Soderbergh, il nous alarme et nous met en garde (sans nous rassurer le moins du monde).
L'autre point fort évidement c'est le casting. Un casting 5 étoiles. Un casting d'Oscarisé(e)s. Marion Cotillard Oscar de la Meilleure Actrice pour La Môme (2007), Kate Winslet Oscar de la Meilleure Actrice pour The Reader (2009), Matt Damon Oscar du Meilleur Scénario pour Will Hunting (1998), Jude Law, Laurence Fishburne, Gwyneth Paltrow Oscar de la Meilleure Actrice pour Shakespear In Love (1998). Et ce ne sont que les personnages principaux. Soderbergh a réuni des seconds rôles de talent : Bryan Cranston (Malcom, Breaking Bad), Demetri Martin (vu dans Hotel Woodstock (2009)), Elliott Gould (le gars au cigare dans la Saga Ocean's), Enrico Colantoni (Veronica Mars). Encore un casting impressionnant pour Steven Soderbergh. Une de ses marques de fabrique et encore une preuve que les grands acteurs lui font confiance. 
Un casting juste et très convaincant. 
Mais le vrai problème de Contagion (2011) c'est que c'est un peu brouillon. La pandémie en elle-même est très bien exploitée et le scénario tient debout. Le problème c'est que l'histoire des personnages est bâclée, pas assez approfondie. Tout particulièrement l'histoire de Leonora (Marion Cottillard) qui prend une tournure inutile. C'est également le cas pour le personnage de Mitch (Matt Damon) qui méritait d'être un peu plus approfondi. C'est le soucis d'avoir beaucoup de personnages et pas beaucoup de temps. Bien sur, l'histoire personnelle des personnages est secondaire à la pandémie, mais la pandémie en elle-même n'est pas des plus intéressantes. C'est plus informatif que divertissant dirons-nous... Un point faible qu'une profondeur dans les personnages aurait pu combler. 
Ça reste expérimental, ça reste du Steven Soderbergh. 
Même si le casting est prestigieux, je trouve dommage qu'on ne soit pas plus surpris par un scénario qui se révèle assez simple. Un petit Steven Soderbergh donc, sauvé par un très bon casting est une réalisation qui fout les pétoches ! 
Note : ★★★
La bande-annonce de Contagion
Fab'

19 nov. 2011

Le Stratège

Billy Beane, joueur de baseball prometteur qui, alors que sa carrière n'a jamais décollé, révolutionne ce sport en proposant un nouveau système de recrutement, basé sur les statistiques. Avec l'aide d'un jeune étudiant diplômé en économie, Peter Brand, il va créer une nouvelle équipe avec les joueurs sous-estimés de la League. L'avantage c'est qu'ils sont peu chers. Le but étant de les recruter selon des critères précis, selon des statistiques qui feraient d'eux, non pas la meilleure équipe, mais une équipe capable de gagner les World Series... 
Deuxième film de l'année pour Brad Pitt, après la Palme d'Or The Tree Of Life (2011), il tient le rôle principal de Le Stratège (2011), inspiré d'une histoire vraie. Réalisé par Bernett Miller (le metteur en scène plutôt discret de Truman Capote (2006)), ce film aborde le monde du baseball, et le monde du sport, avec un point de vue non pas original (les coulisses et les vestiaires sportifs, on connait) mais très intéressant. Il faut dire que la théorie de Peter Brand (Jonah Hill) est plutôt déconcertante : créer une équipe de joueurs sous-évalués capable de gagner les World Series en se basant uniquement sur des statistiques. On appelle ça le Moneyball (titre original du film). Cette nouvelle approche du baseball va bien évidemment à l'encontre de la tendance des années 2000 qui était de dépenser des dizaines de millions de dollars pour s'attacher les services des meilleurs joueurs de la planète. Ce fut la même vision des choses pour tous les sports de l'époque (football, basket-ball..). 
Ce pari audacieux est adapté au cinéma avec beaucoup d'intensité et d'intelligence. On plonge dans les coulisses des Oaklands A's un peu comme on plonge dans des vestiaires des Panthers de Dillon de la série Friday Night Lights. On découvre un univers unique plein de tensions, de décisions douloureuses, de choix délicats... Un univers où Billy Beane (Brad Pitt, au top de sa forme) a su, à sa façon, s'imposer comme un pionner et un visionnaire ! Un rôle complexe parfaitement interprété par le grand Brad Pitt. Très impliqué dans le rôle, il est aussi producteur du film. Sans être révolutionnaire dans l'interprétation d'un père fraîchement divorcé en proie aux doutes, qui a une revanche à prendre sur le baseball, ambitieux, mauvais perdant... on retrouve pourtant dans son jeu la classe d'un Rusty Ryan dans Ocean's Eleven (2001) mais aussi la détermination d'un David Mills dans Seven (1996). Une interprétation réussie - comme toujours avec Brad Pitt, on n'est jamais déçu. 
Bernett Miller fait une nouvelle fois confiance à Phillip Seymour Hoffman pour un de ses films. Après Truman Capote, qui lui a valu l'Oscar du Meilleur Acteur, Phillip Seymour Hoffman campe l’entraîneur têtu des Ockland A's. Un petit rôle qui devient presque anecdotique.. Vous pourrez croiser également Robin Wright dans un rôle tout aussi anecdotique. Mais cela augmente encore un peu plus le niveau de cet excellent casting. 
Vraiment intéressant, le scénario signé Aaron Sorkin et Steven Zaillan (scénaristes oscarisés respectivement pour The Social Network (2010) et La Liste de Schindler (1994), autrement dit que des grands films) est vraiment réussi. Sans temps morts, rythmés par des flash-back, des images d'archives, des matchs de baseball et des répliques bien trouvées. On ne s'ennuie pas.
Une scène pour finir m'a beaucoup touché, celle de Billy Beane et sa fille dans le magasin de guitare.. Émouvante. J'aurais pu citer également la rencontre entre Billy Beane et Peter Brand. Pour d'autres raisons évidemment. 
Au final, Le Stratège est une plongée intéressante et réussie dans les coulisses d'un des sports les plus populaires du monde, portée par un Brad Pitt au top de sa forme. 
Note : ★★★★
La bande-annonce de Le Stratège
Fab'

7 nov. 2011

Intouchables

Tétraplégique à la suite d'un accident de parapente, Philippe, un riche aristocrate, engage un aide à domicile pour le moins.. surprenant. Cette aide à domicile c'est Driss, jeune homme de banlieue sortant tout juste de taule et sans aucun diplômes ni d'expérience dans l'aide aux personnes handicapées. Deux mondes s'affrontent, deux personnalités différentes qui, malgré tout vont développer une amitié sincère et touchante.
Eric Toledano et Olivier Nakache, pères du désormais culte Nos Jours Heureux (2006) et de la comédie chorale Tellement Proches (2008), forment un duo de réalisateurs efficace et intelligent.. un peu à l'image du duo d'Intouchables (2011) : François Cluzet et Omar Sy. 
Habitués aux comédies chorales, le duo de réalisateurs trouve avec deux personnages principaux l'équilibre parfait entre la comédie et l'émotion. C'est bien connu, les contraires s'attirent. Pas étonnant donc que le duo d'acteurs fonctionne à merveilles. François Cluzet est vraiment touchant, ne pouvant bouger que la tête, il signe avec son talent naturel une performance qui en touchera plus d'un. Et Omar Sy, grand moqueur du SAV des émissions avec son camarade Fred Testot, décoche ses plus belles vannes avec Intouchables. Les gags, les vannes et les situations comiques s’enchaînent à un rythme hallucinant ! 
Et même si Driss (Omar Sy) se moque des tétraplégiques, c'est toujours fait subtilement sans méchanceté et sans humour facile. Il y a un vrai travail d'écriture et un profond respect pour cette histoire. Et oui, car c'est une histoire vraie. Philippe (François Cluzet) et Driss existent vraiment. Ce qui donne encore plus d'impact et d'émotions à cette formidable histoire.
Des scènes hilarantes me reviennent en tête, comme celle du rasoir, les scènes entre Driss et Magalie (Audrey Fleurot), celle avec les flics, et la formation de Driss. Un vrai bonheur. Comme l'année dernière (à la même période à peu près) où Les Petits Mouchoirs (2010) nous donnait envie de crier à nos amis qu'on les aime, Intouchables nous donne l'envie de faire des rencontres et de s'amuser, sans penser à rien, être libre, tout simplement.
Un vrai bonheur. Une grande réussite. Et une fabuleuse leçon de vie. 
La comédie de l'année sans aucun doutes.
Note :  ★★★★★
La bande-annonce de Intouchables
Fab'

3 nov. 2011

Polisse

Le quotidien d'une brigade de police pas comme les autres ; la BPM : la Brigade de Protection des Mineurs. Loin des clichés de la Police "traditionnelle", on suit une Brigade tiraillée, fatiguée et diminuée par le manque de moyens pour s'occuper de cas.. pas comme les autres : viols, pédophilies, maltraitance, violences sur mineurs... 
Grande sensation au Festival de Cannes (le jury de Mr Robert De Niro a remis le Prix du Jury à Maïwenn la réalisatrice), Polisse (2011) est une grande réussite. 
Sans doutes le film le plus intéressant de l'année en terme d'histoire et de profondeur des personnages. On découvre plein de personnages qu'on apprend à connaitre et auxquels on s'attache très vite. Notamment le personnage de Fred, joué par Joeystarr, celui de Nadine joué par Karin Viard et celui de Melissa interprété par Maïwenn.. Entre autres, on pourrait mettre tous les personnages... 
Le casting est vraiment impressionnant. Choix astucieux des comédiens, on retrouve des acteurs, des vrais gueules comme Nicolas Duvauchelle et Karole Rocher, tous deux personnages principaux de la série policière Braquo. Mais des gueules comme Joeystarr, Marina Foïs, Emmanuelle Bercot (qui co-signe le scénario avec Maïwenn), Frédéric Pierrot, Audrey Lamy, Sandrine Kiberlain... Tous très investis dans leur rôle, ils sont formidables. Mais le vrai point fort de ce casting est qu'il est réaliste, naturel. On les imagine tous dans la peau de ces flics tourmentés à la vie mouvementée. 
Les critiques ont encensé la performance de Joeystarr qui, il faut le reconnaître, est saisissante, mais j'ai particulièrement était touché par celle de Marina Foïs. Juste et bouleversante du début à la fin, elle s'améliore de films en films. 
Un peu sceptique au début, je ne voyais pas où Maïwenn voulait aller avec cette réalisation brouillonne. Mais on comprend au fur et à mesure sa vision des choses, petit à petit on découvre un quotidien varié, sans cesse déboussolé. On est loin de la routine quotidienne des autres départements de la police. Et on retrouve tout ça dans la réalisation de Maïwenn. Très convaincante pour son troisième film.
En tout cas, ça fait peur.. Les viols, les abus sexuels, les parents et les jeunes ignorants.. Des scènes inimaginables mais qui sont pourtant réelles.. Les petites filles qui sucent des gars dans des caves en échanges de portables, une mère qui laisse tomber son enfant en pleine rue... Des scènes chocs qui reflètent la triste éducation des jeunes et des parents dans notre société. Édifiant !
Un film choc pour un message fort. 
Note : ★★★★★
La bande-annonce de Polisse
Fab'

1 nov. 2011

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne


Tintin, le célèbre reporter intrépide, achète la maquette d'un légendaire bateau dans une brocante. Mais dès l'acquisition de ce trois mats, les mystères autour de ce bateau se multiplient... Un certain Sakharine veut le récupérer.. L'appartement de Tintin est cambriolé... Tintin découvre un message caché qui va le mener à une célèbre famille de marins, la famille Haddock, et vers une aventure pleine de rebondissements. 
Un petit retour en arrière s'impose avant de démarrer cette critique... Fan inconditionnel de Tintin, Steven Spielberg a rencontré Hergé en 1983 pour en acquérir les droits d'adaptation au cinéma. Il est vrai que cette rencontre était inévitable. Effectivement, pour Hergé, seul Steven Spielberg était capable de transposer Les Aventures de Tintin au cinéma. 
Après de multiples scénarios, des essais en animation, en animation de synthèse, en adaptation live, aucune n'est parvenue à satisfaire Spielberg... 25 ans après l'acquisition des droits de Tintin, il a peut être trouvé la technologie qui rendra possible l'adaptation de Tintin au cinéma : la motion capture. Partout où cette technologie est utilisée, Spielberg est là, s'informe, apprend, retient les avantages et note les inconvénients. Ainsi, on le croise sur les plateaux du Seigneur des Anneaux (2001) et de King Kong (2005) de Peter Jackson, pour les scènes avec Gollum et avec Kong, le gorille géant. Mais on le retrouve également sur les plateaux verts du Pôle Express (2004) de son copain Robert Zemeckis et celui d'Avatar (2009) de James Cameron. Toutes ces apparitions ne son pas anodines, il est là pour Tintin. La motion capture étant la seule technologie pouvant retranscrire à la perfection l'univers d'Hergé. 
Il forme avec Peter Jackson un duo de tintinophiles aussi magique qu'improbable qui décide d'investir une partie de leur fortune et une grande partie de leur temps dans l'adaptation de Tintin sur grand écran, en motion capture et en 3D sous forme d'une trilogie hommage. Ils se séparent le travail ainsi : le premier épisode sera réalisé par Steven Spielberg, le deuxième par Peter Jackson et le troisième ensemble. 
Et ce n'est qu'en 2009 qu'il tourne son Tintin en 32 jours seulement. 2 ans de post-production plus tard, en compagnie de Peter Jackson et des studios Weta (responsable des effets spéciaux de la Trilogie du Seigneur des Anneaux et d'Avatar), le film tant attendu sort sur nos écrans. 
Quel pari ! Tintin est un des héros les plus populaires et les plus aimé dans le monde entier. L'adaptation est d'autant plus difficile que c'est l'une des rares adaptations de Tintin. Il y a eu les adaptations live des années 60 avec Jean-Pierre Talbot dans la peau de Tintin... Mais on est loin de la magie des BD d'Hergé... Et d'autant plus difficile que Tintin n'est pas très populaire aux Etats-Unis... 
Qu'importe, Steven Spielberg est resté dans sa perspective de toujours : être le plus fidèle possible à l'univers d'Hergé tout en l'adaptant librement. De toute façon, une adaptation littérale d'un album ne dure pas plus de 45 minutes sur grand écran...
Cette adaptation est un vrai plaisir. Tintinophile depuis mes plus jeunes années, j'ai toujours vu Tintin comme un héros intemporel, courageux, voyageur, honnête et comme un aventurier exemplaire. J'ai été bercé par ses péripéties à travers le monde qui m'ont donné goût à l'histoire. On retrouve tout cela dans le Tintin de Spielberg : une aventure cinématographique. Cette motion capture est juste parfaite, perfectionnée depuis des années, elle atteint une humanité et un naturel exceptionnels qui donnent un véritable réalisme aux personnages d'Hergé. Les studios Weta ont encore une fois révolutionné le cinéma... 
Le scénario écrit par le trio anglais Edgard Wright (Shaun of the Dead (2005), Hot Fuzz (2007), Scott Pilgrim (2010)), Joe Cornish et Steven Moffat (Doctor Who), trois fans de Tintin qui ont eu la lourde tâche de mélanger 3 albums : Le Crabe aux Pinces d'Or (pour la rencontre du Capitaine Haddock et de Tintin), Le Secret de la Licorne (pour l'intrigue principale) et Le Trésor de Rackham le Rouge (pour le dénouement final). Lourde tâche mais parfaitement réussie, on ne s'ennuie pas, il n'y a pas de temps morts, on va de rebondissements en rebondissements et on retrouve bien évidemment tous les éléments de l'univers d'Hergé, parmi lesquels : Milou, l'humour et l'aventure.  Un pur plaisir. 
Le casting, bien qu'invisible, est excellent : Jamie Bell (Tintin), Daniel Craig (Sakharine/Rackham le Rouge), Andy Serkis (Capitaine Haddock), Simon Pegg (Dupond), Nick Frost (Dupont), Tobby Jones, et Gad Elmaleh. 
Pas facile de jouer les acteurs en motion capture, mais plus facile de créer tout ce que l'on veut grâce aux fonds verts. D'ailleurs, cela donne lieu à des scènes impressionnantes comme la scène avec l'hydravion, le récit des exploits de François de Haddock par le Capitaine en plein dessert, ou bien la course poursuite en side-car en plan séquence dans les rues d'une ville marocaine. C'est tout simplement époustouflant. Une maîtrise parfaite.
Même si Steven Spielberg réinvente quelques passages de l'histoire, l'ensemble est une véritable aventure épique qui ravira les plus grands comme les plus jeunes. Un véritable hommage aux BD d'Hergé qui donne envie de relire les 24 albums d'Hergé... Un pari réussi qui semble bien parti pour être l'un des succès de l'année en France !
Note : ★★★★