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5 mars 2013

Gangster Squad

Los Angeles, 1949. Le Chef de la Police de Los Angeles, Bill Parker (Nick Nolte) décide de recruter une équipe de flics qui n'ont pas froid aux yeux pour faire tomber le règne sanglant et violent du terrible parrain Mickey Cohen (Sean Penn). Gangster Squad (2013) est inspiré d'une histoire vraie, celle de la reconquête de Los Angeles par des brigades de policiers anonymes, ces policiers sont devenues des véritables légendes de Hollywood, alors qu'ils n'ont jamais connu la gloire. Des soldats de l'ombre en quelque sorte. 

Ruben Fleischer - réalisateur de l'excellent Bienvenue A Zombieland (2009) - devait trouver un casting à la hauteur de ses légendes. Josh Brolin, le leader de cette brigade, est parfait. Un personnage dur, au regard noir, à la détermination inébranlable pour la justice. Son physique des années 40 rend son personnage plus vrai que nature. Face à lui, Sean Penn incarne Mickey Cohen. Des retrouvailles pour les deux acteurs puisqu'ils s'étaient déjà donné la réplique devant la caméra de Gus Van Sant pour Harvey Milk (2009). Un coup dans le vent pour le double oscarisé qui en fait des tonnes et des tonnes. Sans nuances et affublé d'un maquillage raté, il se ridiculise plus qu'il n'impressionne... Une grosse déception. 
Heureusement que les autres membres de la brigade tire son épingle du jeu. Le meilleur reste (comme toujours) Ryan Gosling parfait en policier qui s'éprend de la copine de Mickey Cohen (incarnée par Emma Stone). Encore des retrouvailles puisque les deux jeunes acteurs qui jouaient déjà le couple idéal dans Crazy, Stupid, Love (2011). Une fois encore, la magie entre les deux fonctionne et leurs petits moments tous les deux font partie des meilleurs moments du film. Le couple idéal je vous dis...
Au casting, on retrouve également le très prometteur Anthony Mackie, Giovanni Ribisi, Michael Peña, Robert Patrick, Josh Pence et Frank Grillo. Un casting très masculin dans lequel Emma Stone éblouie tout le monde par sa beauté intemporelle... 
On se prend assez vite d'affection pour toute cette petite bande dans un scénario classique de Will Beall qui fait la part belle à l'action et à l'humour. Je regrette néanmoins une réalisation stylisée, classique mais ratée. Toute la première partie du film manque de cohérence et si le travail de reconstitution est très réussi, il est en parie gâcher par la réalisation peu inventive trop stylisée de Ruben Fleischer... Dommage. 

Le film reste divertissant et efficace grâce à de bonnes scènes d'action (Chinatown et le combat près de la fontaine à la fin) et une bonne alchimie au sein des personnages, qui sauvent l'interprétation décevante de Sean Penn

Note : ★★★

Fab'

21 nov. 2012

End Of Watch

Les officiers de police Brian Taylor et Mike Zavala patrouillent chaque jour dans les rues les plus dangereuses de Los Angeles. Brian filme tout ce qu'il fait avec une petite caméra dans le cadre d'un travail pour ses études. Très porté sur la gâchette, il se font vite des ennemis dans le secteur 13. Entre les Blacks et les Latinos, la guerre des gangs fait rage. Les policiers doivent faire leur boulot au péril de leur vie... 

Très à la mode, le found footage (style cinématographique consistant à filmer les évènements caméra à l'épaule, à la manière d'un amateur) élargit son domaine grâce à David Ayer. Avec End Of Watch (2012), il se penche le quotidien de la police de Los Angeles. Dans le même genre, on a déjà eu le film d'horreur avec Le Projet Blair Witch (1999) et Paranormal Activity (2009), le film de monstre-catastrophe avec Cloverfield (2008), le film de jeunes (avec des pouvoirs) avec Chronicle (2012)... Assez friand de ce genre de films, j'y suis allé sans me poser de questions d'autant plus que le sujet était intéressant. 
Mais j'ai eu très peur. Toute la première partie du film est ratée. L'utilisation de la caméra est mauvaise, les scènes de bagarres font très mal à la tête et l'histoire manque d'impact. Les 30 premières minutes font vraiment documentaire raté sur la Police de Los Angeles... Mais plus le film avance, plus l'utilisation de la caméra devient utile et intelligente. La meilleure idée étant l'utilisation des caméras présentes à l'intérieur des véhicules de la police. 
Mais surtout, au fur et à mesure, l'histoire prend forme dans le climat violent des guerres de gangs et de la haine de la police. Là, c'est enfin intéressant jusqu'à la fin surprenante et (presque) excellente. J'attendais un peu plus d'originalité et de prises de risques de la part de David Ayer  (l'auteur des scénarios de Training Day (2001) et Fast And Furious (2001), réalisateur de Au Bout De La Nuit (2008) et Bad Times (2007)). 
Le grand point positif du film c'est le sentiment d'immersion totale dans le quotidien d'une patrouille de flics. D'un réalisme saisissant et porté par les interprétations remarquables de Jake Gyllenhaal (également producteur exécutif)  et Michael Peña, c'est la grande satisfaction de End Of Watch. Très complémentaires et complices, il nous font vivre et ressentir ce lien spécial qui unit deux partenaires : l'amour, l'amitié et le dévouement. Ils sont vraiment excellents accompagnés de quelques têtes connues comme Franck Grillo (Prison Break, Warrior (2011)), Anna Kendrick (In The Air (2010)), America Ferrera (Ugly Betty), Cody Horn (Magic Mike (2012)). 
Le film reste tout de même une plongée extrêmement réaliste dans l'univers dangereux et brutal des patrouilles de Los Angeles, porté par une interprétation saisissante de ces acteurs principaux, mais plombée par un début de film à côté de son sujet. Mais si vous n'êtes pas fan du found footage, passez votre chemin, c'est pas avec ce film que vous allez prendre goût à ce genre si particulier...
Note : ★★★
Fab'

9 oct. 2011

Warrior

2 frères se retrouvent dans un tournoi international d'arts martiaux mixtes (MMA). Chacun a ses raisons de se retrouver là où 5 millions de dollars sont à gagner. Tommy le fait pour un frère d'armes tombé au combat, Brendan est menacé de se retouver à la rue... L'amour fraternel est-il plus fort que tout ? Plus fort que la guerre, plus fort qu'une jeunesse perdue, qu'un père alcoolique, que l'adrénaline des combats ?
J'ai attendu Warrior (2011) pendant très longtemps.. A vrai dire, dès que j'ai su que Tom Hardy avait préparer ce rôle (musculairement et physiquement parlant) pour The Dark Knight Rises (2012) où il interprétera le rôle de Bane. M'attendant à un film de combats basiques et pas franchement intéressant, j'ai pris une claque ou plutôt un KO à la Tommy Conlon (le personnage interprété par Tom Hardy).. 
Complet, réaliste, très bien interprété, et vraiment prenant, les 2h20 du film passent à une vitesse folle. Tom Hardy et Joel Edgerton sont impressionnants. Chacun dans un registre différent, le premier très bestial, impulsif et déterminé, le second, plus mature, plus intelligent mais moins confiant. On est loin des films classiques de fight
Les personnages ont une vie, ont une raison particulière de se retrouver dans ce tournoi. Un tournoi par ailleurs, extrêmement bien réalisé, notamment dans l'ambiance, les combats et les coulisses, on vit tout de bout en bout, accroché aux grilles de la cage du ring...
A ma surprise générale, je découvre Jennifer Morrison (Dr House), Frank Grillo (Prison Break) et Nick Nolte. Incroyable en père-entraîneur alcoolique et grande déception de la famille Conlon... La scène à l'hôtel avec Tommy est d'une puissance émotionnelle folle. 
Aidé par de véritables professionnels du MMA, les combats sont plus que réalistes, on se prend chaque droite, chaque coup de tatane en pleine face avec une efficacité étonnante. Depuis Fight Club (1999), je n'avais pas vu de combats aussi réalistes et spontanés. On a l'impression que tout a été tourné d'un coup sans scénario préparé à l'avance... Une réalisation impeccable et efficace.
Outre le combat final, une scène m'a beaucoup touché, les retrouvailles des deux frères sur la plage... Quelle émotion, quelles interprétations !
Une autre image me vient en tête, celle d'un Tom Hardy à la limite de la folie à la fin d'un combat... une tête de psychopathe qui laisse présager le meilleur pour Bane !
Gavin O'Connor, réalisateur du film policier pas si mauvais Le Prix de la Loyauté (2008), réuni un très bon casting, filme les combats de façon dynamique et percutante. Et même s'il n'a pas la virtuosité d'un David O. Russell ou d'un Darren Aronofsky pour filmer les personnages (Remember The Fighter (2011) et The Wrestler (2009)), on en prend plein la gueule !
Une belle surprise à la fin attendue mais qui vous surprendra tout de même.
Direction les Oscars !!
Note : ★★★★