26 mars 2012

Hunger Games

Dans un futur indéterminé, Katniss Everdeen vit dans une Amérique post-apocalyptique, appelée Panem. Après des décennies de guerres et de troubles publics, Panem, dirigée par le Capitole, est divisée en 12 Districts. Chaque année, deux jeunes enfants de 12 à 18 ans sont choisis pour participer à une émission de télévision. Le principe est simple : combattre à mort dans une arène ; il n'y aura qu'un survivant. Katniss est l'une d'entre eux... 

Peu connu en France, Hunger Games est pourtant un véritable phénomène outre-atlantique. La trilogie littéraire de Suzanne Collins s'est vendue à plus de 30 millions d'exemplaires à travers le monde, tandis que "300 000 petits exemplaires" se sont écoulés en France. Je n'ai pas lu les bouquins (comme souvent lors d'une adaptation cinématographique) mais la bande-annonce très réussie et le pitch intéressant m'ont très vite convaincu (cf. Mon TOP 15 des films les plus attendus de 2012). Avec un bon casting et de très bons échos littéraires, mes attentes étaient hautes, très hautes...
Autant vous dire tout de suite que je n'ai pas été déçu ! 
Le monde de Suzanne Collins (scénariste et productrice) retranscrit par Gary Ross et son équipe (dont l'auteure - voir plus bas) est intrigant : à la fois proche de nous (par les paysages et la population) et à la fois futuriste (les vêtements et la technologie avancée). On n'est pas perdu et donc plus proches des personnages que dans un John Carter (2012) par exemple... Un monde vraiment intrigant que j'ai hâte de découvrir dans les prochains volets. Premier Bon Point !
Le casting alléchant et attendu n'a pas déçu. Jennifer Lawrence en tête. Révélée par Winter's Bone (2011) et X-Men : First Class (2011), la jeune américaine est exactement LA Katniss du livre. A la fois, sensible, jolie, courageuse, débrouillarde, et attachante... Une véritable héroïne avec un vrai caractère. Monopolisant l'écran (comme dans le livre ?), les "seconds rôles" n'ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Je retiens les bons choix : Josh Hutcherson (Peeta) et Liam Hemsworth (Gale). Deux jeunes acteurs talentueux. Deux belles gueules. Et deux histoires personnelles qui s'annoncent intéressantes. Autre personnage charismatique, Donald Sutherland en Président Snow. Une courte apparition mais qui a tout de suite donné le ton du personnage... Elisabeth Banks (Dos au Mur (2012), La Trilogie Spiderman), Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland (2009)) et Stanley Tucci, sont drôles et méconnaissables. Je termine par mon petit plaisir, le grand Lenny Kravitz que l'on retrouve en styliste futuriste. Énorme ! Un casting rempli de petits jeunes prometteurs, d'un côté, et d'acteurs expérimentés, de l'autre côté. Le juste mélange. Deuxième Bon Point !
La dernière force du film est la tension. Je l'avais déjà senti dans la bande-annonce. Les pressions de l'arène, du combat et d'une mort certaine planent au-dessus des 24 gamins... Bien exploitée grâce à l'environnement hostile et aux fameux coups de canon, on vibre, on retient son souffle. Tout le côté "télé-réalité" est aussi habilement utilisé pour donner un suspens inhabituel dans ce genre de films. Troisième Bon Point ! 
Trois gros points positifs qui donnent à Hunger Games (2012) une belle crédibilité cinématographique. Bien plus qu'un épisode de Twilight... 
Enfin, les fans redoutaient l'adaptation de leur "chouchou" au cinéma par Gary Ross, un homme. Pas un film depuis Pur Sang, La Légende de Seabiscuit (2003)... Le défi était de taille pour Gary Ross. Mais son amour pour le monde des enfants, et la maturité de l'âge passée semble le mélange idéal pour adapter Hunger Games. Sollicitée pour l'écriture du scénario, Suzanne Collins, adapte son roman au grand public en éliminant quelques détails gores et quelques détails "non-adaptables-cinématographiquement" dirais-je... Mais bon, il y aura toujours des détracteurs qui ne comprennent pas le terme "adaptation"... 
Convaincu et enchanté, je vais entamer la lecture de la Trilogie dans les semaines à venir... En attendant la suite prévue pour novembre 2013, "Puisse le sort vous être favorable"... 
Note : ★★★★

En Bonus : Vous ne le savez peut-être pas mais le réalisateur de 2nde équipe n'est autre que... Steven Soderbergh ! Mais.. Que fait-il là ?! Il est simplement venu donner un coup de main à son ami Gary Ross. Un clin d'oeil sympathique que je voulais vous faire partager. 
Fab'

21 mars 2012

NEWS : La bande-annonce du prochain Tim Burton !!

2012 l'année de Tim Burton ? C'est fort probable. Avec la magnifique Exposition Tim Burton qui sévit en ce-moment à la Cinémathèque de Paris, une énième collaboration avec Johnny Depp sur Dark Shadows (2012) au mois de mai, et Frankenweenie (2012), un dessin animé intrigant pour l'automne, le grand Tim Burton va nous enchanter ! 
L'Exposition Tim Burton m'a permis de découvrir les premières images de Dark Shadows et quelques merveilleuses créatures sorties tout droit de l'esprit tordu du réalisateur de Charlie et la Chocolaterie (2005). En rentrant, je découvre la première bande-annonce de Dark Shadows. Tim Burton se lance dans une adaptation d'une série TV culte des année 60. L'histoire d'un riche et puissant séducteur, Barnabas Collins (Johnny Depp) qui fut transformé en vampire et enterré vivant par une sorcière, en 1752. Libéré par inadvertance deux siècles plus tard, il se retrouve avec les descendants de sa famille dans une toute autre époque... en 1972.
Un speech original et atypique qui colle parfaitement à l'univers de Tim Burton. Les premières images sont colorées, drôles et décalées. 
Le casting est composé des habitués : Johnny Depp (8ème collaboration), Helena Bonham Carter (7ème collaboration), Michelle Pfeiffer (2ème collaboration) et de petits nouveaux dans l'univers Burton : Eva Green (Casino Royale (2006)), Jonny Lee Miller (Dexter), Chloe Moretz (Kick-Ass (2010), Hugo Cabret (2011)) et Jackie Earle Haley (Watchmen (2009)). Un casting alléchant !
Je vous laisse profiter des premières images ! 
Enjoy !



Sortie prévue le 8 mai 2012 :

Des affiches viennent de sortir ! De quoi se faire une idée du ton du film :


 
Fab'

Sherlock Holmes 2 : Jeux d'Ombres

Sherlock Holmes et le Docteur Watson sont de retour pour contrecarrer les plans machiavéliques du Professeur James Moriarty. Doté d'une intelligence hors du commun et dépourvu de moral, seul le détective anglais peut l'arrêter. Mais il devra affronter un redoutable adversaire qui semble toujours avoir un coup d'avance...

Après avoir étonner le public et la critique avec le premier Sherlock Holmes (2010), Robert Dooney Jr. et Jude Law reprennent leur rôle respectif Sherlock Holmes et Watson pour cette nouvelle aventure. Dans la veine du précédent, Guy Ritchie nous replonge dans le siècle de Holmes et dans une nouvelle enquête aussi complexe que l'esprit de Sherlock Holmes. Entre énigmes, humour et actions, la recette gagnante du premier épisode est réutilisée telle quelle. Et c'est une nouvelle fois payant !
Le duo Robert Dooney Jr. - Jude Law fonctionne toujours autant. Difficile de trouver plus complémentaire... A ces deux énergumènes, la production a décidé de renforcer la "mythologie" de la franchise en s'attardant d'avantage sur l'entourage des personnages principaux. Ainsi on redécouvre Mary Watson (Kelly Reilly), la femme du Docteur et, Irène Adler (Rachel McAdams). On découvre Mycroft Holmes (Stephen Fry), célèbre frère du Détective, pour le plus grand bonheur des fans. Si le rôle de Noomi Rapace n'est pas très bien exploité, le scénario donne une place importante à l'alter-ego de Sherlock Holmes : James Moriarty. Jared Harris (vu dans Fringe) est impeccable. Froid, joueur, méticuleux et moqueur, il s'adonne à coeur joie aux joutes verbales avec Holmes. Un méchant et un acteur à la hauteur de Sherlock Holmes et de Robert Dooney Jr.
Cocorico ! Le film se déroulant en partie en France, on aperçoit le temps d'une scène (forte) Thierry Neuvic en révolutionnaire français. Après Au-Delà (2011), l'acteur français continue son petit parcours outre-atlantique. 
La recette marche toujours donc, et Guy Ritchie ne change pas sa façon de tourner, sa photographie, et ses fameux ralentis. On est dans la parfaite continuité du premier Sherlock Holmes, au risque de se répéter et de paraître moins intéressant... Cela risque de dérouter certains, voire de les ennuyer... 
Moi j'adhère ! Et si le film a des similitudes (un peu comme Very Bad Trip 2 (2011) et son prédécesseur), Holmes est confronté à un redoutable méchant, à une intrigue complexe et dangereuse. On oublie donc ces petites similitudes. Et de toute façon quand on aime on en redemande. 
Enfin pour terminer, petit mémo à Guy Ritchie, pour le troisième opus, gardez cette recette mais ne tombez pas dans le déjà-vu, car, cette fois-ci, vous allez perdre des fans et tuer la franchise... 
Note : ★★★★
Fab'

Projet X

Trois adolescents préparent une grosse fête pour l'anniversaire de l'un d'eux. Même si beaucoup de gens devaient venir, ils ne pensaient pas rameuter tous les jeunes de la ville quitte à semer une pagaille inimaginable !
Produit par Todd Phillips, réalisateur des Very Bad Trip, Projet X (2012) raconte, ni plus ni moins, la fête du siècle ! Le Projet X se transforme peu à peu en Projet Chaos (cf. Fight Club (1999)) pour notre plus grand bonheur ! Parce que faire la fête entre potes sur le canapé devant sa console, ça va bien 5 minutes, Thomas (Thomas Mann), Costa (Oliver Cooper) et JB (Jonathan Daniel Brown) explosent leur maison et font appel à plus de 2000 personnes pour cette fête légendaire. 
L'ambiance de la fête arrive jusque dans la salle de cinéma, on veut y être : dance, filles sexy, alcool, jouets gonflables, piscines... Tout y est. Bien entendu, tout est parfait, voire un peu trop parfait... Si toutes les américaines et tous les américains ressemblaient à des mannequins, on serait pas rester en France... M'enfin, ça reste une fiction même si le film, tourné en found footage, fait passer toute cette histoire pour de la pure réalité...
Porté par une bande son entraînante, on passe un bon moment même si le film est sans surprises... Au contraire de Chronicle (2012), qui a su garder une part de mystère, les bande-annonce de Projet X montrent quasiment tous les grands moments du film. Un peu dommage.
Le principe de found footage est très bien utilisé, bien aidé par les nouvelles technologies qui permettent de basculer d'une scène à l'autre sans trop de difficultés. Les exemples les plus flagrants sont les scènes avec les téléphones des deux petits vigiles (hilarant !). Autres scènes qui deviendront culte pour certains : le nain frappadingue, la tequila léchée, le petit chien, la piscine et la droite du voisin ! 
Nima Nourizadeh réussi donc son fameux Projet X qui est le film qu'on attendait... mais sans plus ! 
Note : ★★★
Fab'

19 févr. 2012

Chronicle

Trois jeunes adolescents se découvrent des pouvoirs de télékinésie incroyables. Ne voulant pas jouer les héros avec, ils décident de les utiliser que pour s'amuser, comme une échappatoire. Ces pouvoirs créent un lien d'amitié inexplicable entre Andrew, Matt et Steeve. L'occasion pour Andrew de vivre enfin les plus beaux jours de sa vie qu'il immortalise à l'aide de sa caméra, allumée 24/24 et 7/7. 
Premier coup de coeur de l'année ! Un film que je n'attendais pas du tout (comprenez un film qui n'est pas sur ma liste de films à voir cette année) et qui va surement figurer dans mon TOP 10 2012 ! 
Pourtant au regard de la bande-annonce de Chronicle (2012) (originale pour le coup mais qui ne reflète pas vraiment le film) j'ai pensé à un film classique avec des super-héros, sans grand relief. Au contraire, filmer en "found footage" (caméra amateur) à la Projet Blair Witch (1999), Cloverfeild (2008) et Paranormal Activity (2009), le tout prend une dimension intime et humoristique inédite pour des personnages avec des super-pouvoirs. Ce procédé est d'ailleurs utilisé à la perfection par Josh Trank, ce jeune réalisateur de 26 ans plein de talent et d'idées originales. Je suivrai sa carrière de réalisateur avec attention surtout depuis que j'ai appris que le monsieur aller peut-être rebooter Les 4 Fantastiques (2005)... 
C'est d'ailleurs lui qui a eu la super idée d'utiliser le maximum d'effets spéciaux mécaniques et non numériques pour donner encore plus de réalisme aux péripéties des personnages. Un réalisme d'autant plus accru avec le found footage : la caméra qui vole autour des personnages c'est énorme ! 
Intéressons-nous aux personnages principaux maintenant, Andrew (Dane DeHaan) est la raison du found footage, il immortalise tous les moments de sa vie au grand dam de certains (son alcoolique de père (Michael Kelly), les lycéens) et donc, par conséquent, la naissance et l'utilisation de leurs super-pouvoirs. Matt (Alex Russell) c'est son cousin philosophe. Ils se connaissent pas très bien car Andrew n'est pas vraiment le cousin idéal... Steeve (Michael B. Jordan) est le gars populaire du lycée à qui tout réussi. Les 3 ont chacun leurs points forts et l'alchimie entre les personnages fait plaisir à voir. Mon réel plaisir est de découvrir Michael B. Jordan sur grand écran, le Vince "Superman" Howard de la série Friday Night Lights. Une belle révélation et une belle carrière s'ouvre à lui (si Chronicle est un succès public). 
En tout cas une chose est sûre : on ne s'ennuie pas une seconde. Tout s’enchaîne vite : plus les pouvoirs sont puissants plus il est difficile de les contrôler. Ça donne lieu à un final aussi impressionnant sur le plan visuel que émotionnel. Autre scène impressionnante : la scène de foot US... Du jamais-vu !
Un pop-corn movie avec une dimension sociale bouleversante ponctué d'effets spéciaux impressionnants, de bonnes répliques, d'une réalisation fascinante et d'un trio de jeunes pousses talentueuses, le tout avec des super-pouvoirs ? 
Que demander de mieux ?!
Note : ★★★★
Fab'

12 févr. 2012

Millenium : Les Hommes qui n'aimaient pas les Femmes

Mikael Blomkvist, un brillant journaliste d'investigation, est engagé par un riche homme d'affaire suédois pour enquêter sur la disparition de sa nièce 40 ans auparavant. Ce serait un membre de la famille qui l'aurait tué... Au fur et à mesure des recherches qu'il entreprend, Mikael découvre qu'un tueur de femmes sévit dans la région depuis des années. Il a besoin d'une assistante pour continuer de creuser et élucider le mystère. Il demande de l'aide à Lisbeth, une jeu ado gothique et décalé, spécialiste en informatique. Un duo étonnant réuni pour une enquête inquiétante. 
Difficile de résumer le film sans trop en raconter. C'est dire si l'univers créé et inventé (au jour le jour) par le regretté Steig Larsson est riche et complexe. Outre la complexité du roman, c'est bien sûr le côté noir, pervers et macabre qui a attiré David Fincher... Le réalisateur culte de Seven (1996), Fight Club (1999) et The Social Network (2010) s'est donc attelé à une nouvelle adaptation des romans de Steig Larsson après la version suédoise sortie en 2009. 
Un remake inutile et risqué pour certains qui voyaient dans la version suédoise l'adaptation parfaite. Effectivement, les films sont très bons mais ils sont passés inaperçus aux Etats-Unis (un peu moins en France). C'est donc l'occasion pour David Fincher de faire découvrir l'histoire dérangeante entre Mickael Blomkvist et Lisbeth Salander au peuple américain. 
De mon côté, j'étais plutôt pour. J'ai vu Millenium : le film (2009) au ciné et j'avais adoré. Le seul qui pouvait adapter parfaitement ce film (pour un éventuel remake) ne pouvait être que David Fincher. Roi de l'investigation et des tueurs en série (Seven et Zodiac (2007)) et premier révélateur des déviances macabres de notre société (Seven, Fight Club). Millenium est fait pour lui. 
Heureux donc de voir David Fincher derrière la caméra. Ce dernier décide ne pas américanisé l'adaptation. Il suit donc à la lettre les pages de Steig Larsson et place l'action en Suède. Il confie les rôles principaux à Daniel Craig (impeccable) et Rooney Mara (vue dans The Social Network de David Fincher). Difficile de passer après Noomi Rapace tellement sa performance est incroyable. Mais la petite a du cran et n'hésite pas, comme Noomi Rapace, à se faire piercer, tatouer et arborer une crête gothique. Une métamorphose incroyable. Sa performance l'est tout autant, nous clouant sur place par moment... (la scène du viol est une nouvelle fois d'une puissance folle). Plus sexy que Noomi Rapace, Rooney Mara dégage quelque chose en plus, une part de féminité cachée, enfouie derrière son look qui donne une plus grande force à la relation Blomkvist-Lisbeth. Ce n'est qu'un avis personnel... Pour ce qui est du reste du casting, on découvre Christopher Plummer, Stellan Skarsgard et Robin Wright. 
En tout cas, la claque est là. Si des plans sont semblables au film suédois, le rythme est meilleur et la caméra de David Fincher fait des merveilles. L'image et l'interprétation sont impeccables. J'attendais pas moins de David Fincher, toujours en quête de la scène parfaite. Son style est brillant, moderne, poignant, puissant... 
Sans révolutionner l'original, David Fincher nous scotche, une nouvelle fois, avec cette enquête macabre sur un tueur en série. Définitivement sa spécialité. 
Note : ★★★★
Fab'

NEWS : Les premières images de Jason Bourne : L'Héritage !!

Un mois après l'apparition de la première photo officielle de Jason Bourne : L'Héritage (2012), on a déjà un teaser/trailer très bien réalisé avec pas mal d'infos sur ce film très mystérieux pour l'instant. Ecrit et réalisé par Tony Gilroy, déjà derrière les scénarios de la Saga Jason Bourne, ce nouvel opus s'annonce musclé...
Très attendu par les fans de la Saga Jason Bourne (dont je fais partie), ce quatrième épisode ouvre une nouvelle porte dans l'univers de Bourne : un nouvel agent. Interprété par Jeremy Renner (l'homme en forme du moment vu dans The Town (2010), Mission : Impossible - Ghost Protocol (2011) et bientôt dans The Avengers (2012)), ce nouvel agent se nomme Aaron Cross. Comme le dit le teaser "Il n'y avait pas qu'un seul agent", et Aaron Cross a l'air d'avoir été formé à la même école que Jason Bourne : adepte des combats, armes sans dire un mot... De bon augure. 
Le teaser/trailer est particulièrement réussi on découvre par un jeu d'ombre moderne le visage du nouvel agent ainsi que Edward Norton (qui à l'air de l'engager dans le programme..), ainsi que des habitués de l'univers de Jason Bourne : Joan Allen, Albert Finney et David Strathairn. Au casting, on retrouvera également Stacy Keach,  la délicieuse Rachel Weisz et Oscar Isaac récemment vu dans Drive (2011) et Robin des Bois (2010). 
Pour ce qui est du retour de Matt Damon en Jason Bourne, rien n'est officiel encore... Un retour ne sera pas à exclure dans un petit caméo qui ferait extrêmement plaisir aux fans. 
Les premières images annoncent que du bon et renforce mon impatience... 
Sortie prévue le 19 septembre 2012 :

Fab'

1 févr. 2012

J. Edgar

L'ascension de J. Edgar Hoover fondateur et directeur pendant 48 ans du FBI. Pourtant, l'un des hommes les plus puissants du XXème siècle, qui a vu défiler 9 Présidents des Etats-Unis durant son mandat, avait des tas de secrets (une vie privée désapprouvée, quelques casseroles) qui auraient pu ruiner sa carrière et son image de justicier de l'Amérique.
Clint Eastwood retrace la vie et la carrière de J. Edgar Hoover des prémices du FBI jusqu'à la mort de ce dernier... Porté par Leonardo DiCaprio, ce biopic est impeccablement interprété mais manque de rythme. La réalisation trop classique, trop sage (?) est un véritable handicap pour nous. Car nous sommes que de simples Français et on ne connaît pas grand chose sur ce Hoover... En faisant l'impasse sur quelques détails importants (qui peuvent paraître banals pour les Américains), Clint Eastwood nous perd un peu dans le récit. Dommage car sa vie est passionnante. 
Le scénario de Dustin Lance Black (Oscar du Meilleur Scénario pour Harvey Milk (2009)) navigue habillent du présent au passé grâce à l'écriture des mémoires de Hoover. 
Mais le gros, gros point fort du film c'est l'interprétation. J'ai parlé rapidement de Leonardo DiCaprio. Il prouve une nouvelle fois que c'est l'un des tous meilleurs acteurs de sa génération. Il est métamorphosé et habité par le Directeur du FBI. Jeune, vieillissant et vieillard, les masques, les implants, travail sur la voix, les kilos en plus et les maquillages impeccables donnent à son interprétation une force incroyable. Une grande réussite et une de ses meilleures. Malheureusement, elle n'a pas été saluée par une nomination (pourtant méritée) à l'Oscar du Meilleur Acteur. Je me demande ce qu'il doit faire pour gagner l'Oscar !! Pour rappel, Leo n'a été nommé que 2 fois à l'Oscar du Meilleur Acteur pour Aviator (2005) et Blood Diamond (2007), et nommé 8 fois aux Golden Globes (dont une pour J. Edgar (2012)). Il n'a gagné qu'un seul Golden Globe pour Aviator. A mon avis, il en méritait d'avantage. Il est depuis le début de sa carrière snobée de façon incompréhensible par l'Académie, à l'instar de Brad Pitt (3 nominations à l'Oscar du Meilleur Acteur). C'est à rien n'y comprendre...
Bref, j'ai fait un coup de gueule. 
Outre Leonardo DiCaprio, il faut souligner le très beau second rôle de Armie Hammer qui joue le n°2 de Hoover et accessoirement son amant. Un rôle compliqué à gérer émotionnellement qui n'a pas impressionné le jeune acteur découvert dans The Social Network (2010) avec sa double interprétation des Frères Winklevoss. Il est bouleversant et il méritait aussi sa petite nomination... Du côté des filles, on apperçoit Naomie Watts (fantomatique) et Judi Dench. Difficile néanmoins de s'imposer dans un film d'hommes. 
Au final, Clint Eastwood nous propose de belles images et de belles interprétations sur des sujets passionnants mais il semble avoir perdu sa créativité dans la réalisation depuis le magnifique Gran Torino (2009). A quand un prochain Million Dollar Baby (2005) ou Mystic River (2003) Mr Eastwood ?! 
Note : ★★★
Fab'


En bonus : En tout cas, une chose est sûre, il repasse devant la caméra pour jouer le rôle d'un chercheur de talent de base-ball dans Trouble With The Curve aux côtés de Justin Timberlake et Amy Adams puis s'attaquera à un remake d'une comédie musicale culte A Star Is Born avec Beyoncé. Tout un programme ! 

30 déc. 2011

TOP 15 des Films de 2011

2011. Quelle année ! Entre découvertes surprenantes, confirmation, chef-d'oeuvre, suites, originalité, déceptions, retour de grands réalisateurs, de grands acteurs... Un cru 2011 très éclectique mais qui a permis au cinéma français de tirer son épingle du jeu devant les gros blockbusters US et de faire un beau petit parcours en salle en attendant les futurs grands prix qu'ils vont recevoir (Polisse, The Artist). 
Je vous présente donc mon TOP 15. Les films qui m'ont le plus touché, le plus surpris, ceux qui resteront dans ma tête, ceux que j'ai envie de revoir, mes coups de coeur en somme... Enjoy ! 
TOP 15 des films de 2011 :


1 - Drive de Nicolas Winding Refn

Parce que Ryan Gosling. Parce qu'on vibre avec lui à chaque instants. Parce que la scène de l'ascenseur est juste magnifique. Parce que la mise en scène de Nicolas Winding Refn est exceptionnelle et prouve que ce petit danois est l'un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération. Un Chef-d'oeuvre ! 







2 - Super 8 de J.J. Abrams

Parce que J.J. Abrams nous remémore nos rêves de jeunes cinéphiles... Parce qu'on retrouve une atmosphère de Lost par moments. Parce que Kyle Chandler (Coach Taylor dans Friday Night Lights) au cinéma c'est classe. Parce que les petits jeunes sont sensationnels et leur petit film à la fin est magique. Du bonheur !





3 - The Fighter de David O. Russell

Parce que c'est encore un film de boxe exceptionnel. Parce que les acteurs sont bouleversants, Christian Bale en tête. Parce que c'est une histoire fraternelle forte et parce que Mark Walhberg en boxeur, ça calme. 






4 - 127 Heures de Danny Boyle

Parce que c'est un véritable travail de mise en scène. Parce que James Franco est formidable. Parce que les images sont magnifiques. Parce que c'est une véritable leçon de vie et de courage. 





5 - The Artist de Michel Hazanavicius

Parce qu'il fallait osé : un film muet en noir et blanc à l'heure de la 3D et l'IMAX... Parce que Jean Dujardin et Bérénice Béjo sont magnifiques et parce que le travail de Michel Hazanavicius est fantastique. Parce qu'on replonge dans l'entre deux guerres où le cinéma avait une place spéciale dans le coeur des gens, une place magique... Césars et Oscars en vue ? 





6 - La Planète des Singes : Les Origines de Rupert Wyatt

Parce que les singes en motion capture c'est une super idée. Parce que Andy Serkis a encore fait un travail à couper le souffle ! Parce que l'histoire est vraiment intéressante. Parce la scène sur le Golden Gate est l'une des plus impressionnante de l'année !






7 - Black Swan de Darren Aronofsky

Parce qu'on retrouve du Requiem For A Dream (2011) dedans... Parce que Natalie Portman est bluffante en danseuse étoile. Parce que tout s’enchaîne à un rythme fou. Pour la musique. Et pour le côté paranoïaque que j'adore voir au cinéma. Et pour la scène entre Mila Kunis et Natalie Portman.






8 - X-Men : Fisrt Class de Matthew Vaughn

Parce que c'est le meilleur de la Saga X-Men... Parce que le réalisateur de Kick-Ass, Matthew Vaughn a su mélanger les origines des X-Men avec l'Histoire. Parce que le duo James McAvoy et Michael Fassbender fonctionne à merveille ! Et pour le caméo énorme de Hugh Jackman !






9 - Warrior de Gavin O'Connor

La surprise de l'année pour moi ! Parce que le duo Tom Hardy / Joel Edgerton envoie du lourd... Parce qu'on aperçoit la folie d'un Bane dans les yeux de Tom Hardy pendant les combats. Parce que c'est franchement bien maîtrisé, et les combats sont saisissants de réalisme.






10 - Intouchables de Olivier Nakache et Eric Toledano

Parce que le duo François Cluzet / Omar Sy est vraiment intouchables...








Parce qu'il fallait conclure la Saga en beauté... 
Une page se tourne...







Parce que quand Steven Spielberg s'attaque à Tintin, c'est visuellement impeccable. Pour la course-poursuite en side-car... La meilleure adaptation qu'on pouvait faire de Tintin... Avec Peter Jackson derrière la caméra, j'attends la prochaine adaptation avec impatience




13 - Comment Tuer Son Boss ? de Seth Gordon

La comédie US de 2011 ! Absurde comme il faut le trio Jason Bateman, Charlie Day et Jason Suddeikis fait des étincelles. Parce que c'est 10 minutes de rires assuré avec la fouille de la maison... Et NTM Jones c'est énorme !






14 - Mission : Impossible - Ghost Protocol de Brad Bird

Parce que c'est le meilleur de la Saga. Parce qu'on retrouve le côté espionnage. Parce que le petit groupe Tom Cruise, Simon Pegg, Paula Patton et Jeremy Renner donne un coup de modernité et de renouveau. Et parce que les scènes d'action reste incroyables !







15 - True Grit des Frères Coen

Parce qu'un film des Frères Coen a toujours sa place dans un TOP... 






Mentions Spéciales :
Hugo Cabret de Martin Scorsese pour l'hommage à Georges Mélies, Source Code de Duncan Jones pour l'idée, Le Discours d'un Roi de Tom Hooper pour l'interprétation de Colin Firth, Les Chemins de la Liberté de Peter Weir pour les sensations, Polisse de Maïwen pour le choc, Le Stratège de Bernett Miller pour Brad Pitt et Tron : Legacy de Joseph Kosinski pour la BO de l'année réalisée par Daft Punk ! 

Une année 2011 riche en surprises et en divertissement ! Hâte d'être à 2012 qui s'annonce spectaculaire ! Profitez de la vie. Allez au cinéma ! Enjoy ! 
Fab'

27 déc. 2011

Happy New Year

Le Jour de l'An à New York du point de vue de différentes personnes dont les destins vont se croiser. 2 évènements importants vont articuler les différents destins des personnages, la célèbre descente de la boule à Time Square et un dîner-concert donné par une riche famille de New York... 
Après le succès de Valentine's Day (2010), Garry Marshall revient à la comédie romantique avec Happy New Year (2011). C'est pareil que Valentine's Day mais au 31 décembre... 
Autrement dit, le casting est encore une fois géant : Robert De Niro, Sarah Jessica Parker, Zac Efron (High Shcool Musical), Ashton Kutcher, Katherine Heigl (Grey's Anatomy), Halle Berry, Abigail Breslin, Josh Duhamel, Michelle Pfeiffer, Hilary Swank, Lea Michele (vu dans Glee), Jon Bon Jovi, (oui, le chanteur) Jessica Biel, Sofia Vergara (vu dans Modern Family), Ludacris, John Lithgow (Dexter), Alyssa Milano (Charmed) pour ne citer qu'eux... Un casting chorale qui avait plutôt bien marcher pour Valentine's Day... Là, la mayonnaise ne prends pas... Zac Efron frère de Sarah Jessica Parker, la bataille pour avoir le premier bébé de 2012.. Ridicule !
Trop d'histoires tuent l'histoire... Les seuls qui tirent leur épingle du jeu sont Robert De Niro (touchant), Ashton Kutcher (naturel) et Josh Duhamel (drôle). Les autres se sont perdus...
D'accord, le Jour de l'An à New York c'est magnifique, mais attendre dans la rue et le froid pour voir une petite boule lumineuse descendre c'est pas mon truc... On voit plus les pubs immense autour de la boule... Bref, c'est très américain avec des histoires déjà-vu et un rythme lent à mourir... La seule péripétie est la boule qui s'arrête... Pitié ! 
Garry Marshall l'expert des comédies romantiques après Pretty Woman (1990) et Just Married (ou presque) (1999) a un peu trop tiré sur la corde du film chorale. 
Et d'un point de vue marketing, le Jour de l'An n'est pas un jour réputé pour aller au cinéma à l'inverse de la Saint Valentin. Il ne faut pas profiter de tout... 
Enfin, inintéressant, sans grand sens, le film défile tel un générique sous nos yeux et les performances de certains sont pitoyables alors que d'autres font de la promo (Lea Michelle et Bon Jovi). 
Le romantisme cucu la praline ce n'est pas pour moi... 
Note : ★
La bande-annonce de Happy New Year
Fab'

26 déc. 2011

A Dangerous Method

Carl Jung est un psychiatre reconnu qui tente une nouvelle approche de la psychanalyse : le traitement par la parole. Sa première patiente, Sabrina Spielrein, une névrosée, va devenir sa maîtresse... Sa vision de la psychanalyse va intéresser le père fondateur de cette spécialité : Sigmund Freud. Ce dernier et Jung vont lier une relation professionnelle intense menacée cependant par les révélations de Sabrina Spielrein sur sa relation avec le Dr Jung... 
David Cronenberg réalisateur controversé des célèbres La Mouche (1987), Le Festin Nu (1992), Crash (1994) et plus récemment A History Of Violence (2005) et Les Promesses de l'Ombre (2007) revient au cinéma avec A Dangerous Method (2011) porté par Keira Knightley, Michael Fassbender et, son acteur fétiche, Viggo Mortensen. Une troisième collaboration entre le réalisateur et Viggo Mortensen et un évènement en cette fin d'année pour les cinéphiles. 
Basée sur la genèse de la psychanalyse, le film ce concentre sur Carl Jung (Michael Fassbender), célèbre fils spirituel de Freud (Viggo Mortensen dans le film) et sa relation malsaine avec une de ses patientes névrosées, Sabrina (Keira Knightley)... Un casting intéressant, David Cronenberg a su réunir 3 stars de blockbuster X-Men : First Class (2011) pour Michael Fassbender, La Trilogie Pirates des Caraïbes pour Keira Knightley et La Trilogie du Seigneur des Anneaux pour Viggo Mortensen. Un choix intelligent tant l'interprétation de ses trois grands acteurs est impeccable.
Le début du film, où l'on assiste à la rencontre entre Carl Jung et Sabrina Spielrein, laisse présager un film pesant et très dur psychologiquement. Mais l'histoire évolue relativement bien et on assiste à la transformation quasi irréaliste du Dr Jung. Une évolution radicale, brutale et intrigante parfaitement interprétée par Michael Fassbender. 
Du côté de Keira Knightley, on ne peut qu'être impressionné par sa justesse et sa passion pour les rôles de filles tourmentées... Enfin, je salue la performance de Viggo Mortensen qui  peut remercier David Cronenberg de lui offrir ses rôles les plus intéressants depuis celui de Aragorn dans La Trilogie du Seigneur des Anneaux ; souvenez-vous de Tom Stall dans A History Of Violence et celui de Nikolai dans Les Promesses de l'Ombre... Il est tout simplement incroyable dans chacun de ces deux films. Même si, avec le rôle de Freud, il trouve un rôle secondaire, il joue juste et capte parfaitement les traits de Freud. Une interprétation qui ne passe pas inaperçue et qui prouve une nouvelle fois son talent et la finesse de ses choix de films (1 par an depuis Le Seigneur des Anneaux). 
Nul doute que la collaboration David Cronenberg / Viggo Mortensen va continuer encore longtemps... D'ailleurs, il pourrait reprendre son rôle de Nikolai dans la suite de Les Promesses de l'Ombre... 
Le film quand à lui est intéressant, cru, direct, intimiste, méthodique et maîtrisé malgré un rythme monotone. L'ambiance début XX° siècle est retranscrite à la perfection. La scène de la correspondance épistolaire entre Jung et Freud est très bien réalisée. L'arrivée de Otto Gross (Vincent Cassel) un confrère de Freud un tantinet obsédé sexuel, relance l'intérêt du film et fait basculer le sort du Dr Jung. Une apparition revigorante qui offre à Vincent Cassel une nouvelle collaboration avec David Cronenberg après Les Promesses de l'Ombre. 
Pour David Cronenberg, il y aura un avant-Promesses de l'Ombre et un après-Promesses de l'Ombre. Le meilleur film de sa carrière. 
Un bon film sur un sujet difficile qui tire son épingle du jeu dans le choix judicieux des acteurs et leur interprétation impeccable. 
Note : ★★★
La bande-annonce de A Dangerous Method
Fab'