20 nov. 2011

Contagion

De nos jours, un virus mortel et inconnu provoque la plus grosse épidémie que le monde ait connu. Comment le monde réagirait-il ? Plusieurs points de vue sont pris en compte : celui de l'OMS, d'un laboratoire privé cherchant à créer un vaccin, celui d'un homme lambda et de sa famille touchée par le virus, d'un docteur sur le terrain et d'un blogueur en quête de vérité. Le monde est-il prêt en cas de pandémie internationale ?
Steven Soderbergh, réalisateur que je ne présente plus, nous propose une autre vision du film catastrophe. Beaucoup plus meurtrier qu'un tremblement de terre ou qu'une éruption volcanique, c'est le virus pandémique. Constat alarmant à la sortie du film, s'il y a pandémie internationale, ça va aller très, très vite, et les grandes métropoles seront en première ligne. C'est le gros point fort du film de Steven Soderbergh, il nous alarme et nous met en garde (sans nous rassurer le moins du monde).
L'autre point fort évidement c'est le casting. Un casting 5 étoiles. Un casting d'Oscarisé(e)s. Marion Cotillard Oscar de la Meilleure Actrice pour La Môme (2007), Kate Winslet Oscar de la Meilleure Actrice pour The Reader (2009), Matt Damon Oscar du Meilleur Scénario pour Will Hunting (1998), Jude Law, Laurence Fishburne, Gwyneth Paltrow Oscar de la Meilleure Actrice pour Shakespear In Love (1998). Et ce ne sont que les personnages principaux. Soderbergh a réuni des seconds rôles de talent : Bryan Cranston (Malcom, Breaking Bad), Demetri Martin (vu dans Hotel Woodstock (2009)), Elliott Gould (le gars au cigare dans la Saga Ocean's), Enrico Colantoni (Veronica Mars). Encore un casting impressionnant pour Steven Soderbergh. Une de ses marques de fabrique et encore une preuve que les grands acteurs lui font confiance. 
Un casting juste et très convaincant. 
Mais le vrai problème de Contagion (2011) c'est que c'est un peu brouillon. La pandémie en elle-même est très bien exploitée et le scénario tient debout. Le problème c'est que l'histoire des personnages est bâclée, pas assez approfondie. Tout particulièrement l'histoire de Leonora (Marion Cottillard) qui prend une tournure inutile. C'est également le cas pour le personnage de Mitch (Matt Damon) qui méritait d'être un peu plus approfondi. C'est le soucis d'avoir beaucoup de personnages et pas beaucoup de temps. Bien sur, l'histoire personnelle des personnages est secondaire à la pandémie, mais la pandémie en elle-même n'est pas des plus intéressantes. C'est plus informatif que divertissant dirons-nous... Un point faible qu'une profondeur dans les personnages aurait pu combler. 
Ça reste expérimental, ça reste du Steven Soderbergh
Même si le casting est prestigieux, je trouve dommage qu'on ne soit pas plus surpris par un scénario qui se révèle assez simple. Un petit Steven Soderbergh donc, sauvé par un très bon casting est une réalisation qui fout les pétoches ! 
Note : ★★★
La bande-annonce de Contagion
Fab'

19 nov. 2011

Le Stratège

Billy Beane, joueur de baseball prometteur qui, alors que sa carrière n'a jamais décollé, révolutionne ce sport en proposant un nouveau système de recrutement, basé sur les statistiques. Avec l'aide d'un jeune étudiant diplômé en économie, Peter Brand, il va créer une nouvelle équipe avec les joueurs sous-estimés de la League. L'avantage c'est qu'ils sont peu chers. Le but étant de les recruter selon des critères précis, selon des statistiques qui feraient d'eux, non pas la meilleure équipe, mais une équipe capable de gagner les World Series... 
Deuxième film de l'année pour Brad Pitt, après la Palme d'Or The Tree Of Life (2011), il tient le rôle principal de Le Stratège (2011), inspiré d'une histoire vraie. Réalisé par Bernett Miller (le metteur en scène plutôt discret de Truman Capote (2006)), ce film aborde le monde du baseball, et le monde du sport, avec un point de vue non pas original (les coulisses et les vestiaires sportifs, on connait) mais très intéressant. Il faut dire que la théorie de Peter Brand (Jonah Hill) est plutôt déconcertante : créer une équipe de joueurs sous-évalués capable de gagner les World Series en se basant uniquement sur des statistiques. On appelle ça le Moneyball (titre original du film). Cette nouvelle approche du baseball va bien évidemment à l'encontre de la tendance des années 2000 qui était de dépenser des dizaines de millions de dollars pour s'attacher les services des meilleurs joueurs de la planète. Ce fut la même vision des choses pour tous les sports de l'époque (football, basket-ball..). 
Ce pari audacieux est adapté au cinéma avec beaucoup d'intensité et d'intelligence. On plonge dans les coulisses des Oaklands A's un peu comme on plonge dans des vestiaires des Panthers de Dillon de la série Friday Night Lights. On découvre un univers unique plein de tensions, de décisions douloureuses, de choix délicats... Un univers où Billy Beane (Brad Pitt, au top de sa forme) a su, à sa façon, s'imposer comme un pionner et un visionnaire ! Un rôle complexe parfaitement interprété par le grand Brad Pitt. Très impliqué dans le rôle, il est aussi producteur du film. Sans être révolutionnaire dans l'interprétation d'un père fraîchement divorcé en proie aux doutes, qui a une revanche à prendre sur le baseball, ambitieux, mauvais perdant... on retrouve pourtant dans son jeu la classe d'un Rusty Ryan dans Ocean's Eleven (2001) mais aussi la détermination d'un David Mills dans Seven (1996). Une interprétation réussie - comme toujours avec Brad Pitt, on n'est jamais déçu. 
Bernett Miller fait une nouvelle fois confiance à Phillip Seymour Hoffman pour un de ses films. Après Truman Capote, qui lui a valu l'Oscar du Meilleur Acteur, Phillip Seymour Hoffman campe l’entraîneur têtu des Ockland A's. Un petit rôle qui devient presque anecdotique.. Vous pourrez croiser également Robin Wright dans un rôle tout aussi anecdotique. Mais cela augmente encore un peu plus le niveau de cet excellent casting. 
Vraiment intéressant, le scénario signé Aaron Sorkin et Steven Zaillan (scénaristes oscarisés respectivement pour The Social Network (2010) et La Liste de Schindler (1994), autrement dit que des grands films) est vraiment réussi. Sans temps morts, rythmés par des flash-back, des images d'archives, des matchs de baseball et des répliques bien trouvées. On ne s'ennuie pas.
Une scène pour finir m'a beaucoup touché, celle de Billy Beane et sa fille dans le magasin de guitare.. Émouvante. J'aurais pu citer également la rencontre entre Billy Beane et Peter Brand. Pour d'autres raisons évidemment. 
Au final, Le Stratège est une plongée intéressante et réussie dans les coulisses d'un des sports les plus populaires du monde, portée par un Brad Pitt au top de sa forme. 
Note : ★★★★
La bande-annonce de Le Stratège
Fab'

15 nov. 2011

Zoom sur... David Fincher


Après Peter Jackson, je continue mes petits portraits sur mes réalisateurs préférés. Aujourd'hui, place à David Fincher, le jeune prodige déjà culte. 
david_fincherRevenons sur les bases d'une carrière déjà riche en succès devenus cultes ! David Fincher né dans le Colorado en 1962. Il commence par intégrer la société d'effets spéciaux de George LucasILM, où il travaille sur Star Wars, Episode VI : Le Retour du Jedi (1983) et Indiana Jones et le Temple Maudit (1984). Autant dire qu'il est à bonne école.. Mais David se tourne très vite vers un autre domaine de l'image, la publicité. Il tourne de nombreuse pubs pour NikePepsiLevi'sApple et Sony. Il se fait un nom dans le milieu du clip et s’initie aux clips musicaux. Dans les années 80, il réalise près d'une quarantaine de clips pour des artistes aussi populaires que MadonnaThe Rolling StonesStingMichael JacksonGeorge Michael ou encore Aerosmith
Arrive 1990, et un projet plus que prometteur pour David Fincher Alien 3 (1992). Il reprend donc la saga entamée par Ridley Scott et poursuivie par James Cameron. Mais l'expérience tourne au drame... Malgré un film très sombre et réussi, les producteurs décident de modifier le montage final sans l'accord de David et dénature totalement le film... A la sortie, David Fincher boycottera et dénigrera son film... C'est bien la seule fois où il se fera avoir par Hollywood.. Après cette expérience, il tiendra un rôle beaucoup plus important et beaucoup plus proche de ses films. 
Il rebondit très vite et prouve, à ceux qui ne l'avait pas encore remarqué, son talent avec Seven (1996). Thriller sombre et violent sur un tueur en série basant ses crimes sur les 7 pêchés capitaux porté par Brad Pitt et Morgan Freeman. Le film est un succès mondial, public et critique. Il laisse échapper les bases des futurs films de David Fincher : la violence, les dangers de la société, des images saisissantes et réalistes, le tout avec une mise en scène de virtuose. Un chef-d'oeuvre.
David Fincher se lance ensuite dans The Game (1997) avec Michael Douglas puis réalise Fight Club (1999). Le film d'une génération, véritable oeuvre cinématographique qui mêle violence, audace, folie, paranoïa, et où l'image et la mise en scène s'accordent parfaitement. C'est un chef d'oeuvre du genre porté par Edward Norton et Brad Pitt qui livrent une de leurs meilleurs performances. Un des meilleurs films de tous les temps, tout simplement. Incompris à sa sortie, le film est devenu culte quelques années plus tard. Sans doutes car David Fincher était en avance sur son temps... Une décennie d'avance...
Difficile de se relever après un film devenu culte ! En 2002, David Fincher s'offre une parenthèse technique ; voilà comment on pourrait qualifier son prochain film, Panic Room (2002). Là où le scénario tenait un rôle majeur dans Fight Club, c'est la mise en scène et les effets spéciaux (notamment dans les mouvements de caméras) qui tiennent un rôle majeur dans Panic Room. Porté par Jodie Foster, ce huit-clos captivant s'offre un beau casting et nous donne quelques sueurs froides...
Vient alors une période délicate et déterminante pour la suite de sa carrière. C'est le début de la production de L’Étrange Histoire de Benjamin Button... Mais, David Fincher est confronté à de nombreux problèmes (il n'est pas satisfait de certains effets spéciaux essentiels pour la crédibilité de l'histoire). C'est très difficile pour lui mais son projet de coeur, qu'il porte depuis une dizaine d'année doit attendre... Encore...
En attendant les progrès techniques dont il a besoin, David tourne, en 2007, Zodiac (2007), adapté des enquêtes autour du célèbre tueur du Zodiaque. Porté par un trio d'acteurs impressionnants, Zodiac est très différent des autres films de Fincher même si on reconnaît sa patte dans la mise en scène. Zodiac est une réussite, une enquête saisissante et prenante qui n'est pas "anodine" dans la filmographie de David Fincher. Et oui, lui et son équipe ont fait énormément de recherches... 
benjamin_1_the_curious_case_of_benjamin_button_122En 2009, sors sur nos écrans, son "chouchou" L’Étrange Histoire de Benjamin Button (2009). Le film de sa vie. Porté par un Brad Pitt impeccable et une Cate Blanchett envoûtante, le film est un immense succès critique, et un succès public. David Fincher loupe de peu l'Oscar du Meilleur Réalisateur et l'Oscar du Meilleur Film... Ce film est le plus abouti, le plus travaillé, le plus beau techniquement et le plus touchant de David Fincher. L'oeuvre de toute une vie.
En 2010, il réalise le premier film sur l'univers de Facebook, The Social Network (2010). Il pointe sa caméra sur la création, le développement et les procès autour du plus grand site communautaire. Il renouvelle le genre et livre une mise en scène unique. Porté par un casting de jeunes pousses prometteuses, The Social Network, remporte 3 Oscars, 4 Golden Globes, le César du Meilleur Film Etranger, 3 BAFTA... 
Difficile donc de trouver des points négatifs à cette filmographie ! David Fincher a prouvé et confirmé son talent de réalisateur innovant, original, inventif, méticuleux, passionné et à la mise en scène si particulière. Il ne lui manque qu'un Oscar... On attend la fin de l'année pour son remake de Millénium avec Daniel Craig et Rooney Mara métamorphosée en Lisbeth (photo), intitulé Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les Femmes, le nouveau film de David Fincher sortira le 18 janvier 2012 sur nos écrans. Une première pour David et un film dors et déjà très attendu. 
Outre ce remake, et une future collaboration avec Brad Pitt (?), David Fincher a de nombreux projets mais, (comme d'habitude) il risque de nous prendre à contre-pied et de le faire (comme d'habitude) avec un immense talent et beaucoup d’ingéniosité. 
Fab'

11 nov. 2011

Ocean's Eleven

A peine sorti de prison Danny Ocean, célèbre braqueur et arnaqueur des Etats-Unis, est déjà sur un coup. Un gros coup : braquer 3 des plus grands casinos de Las Vegas, en même temps. A la clef, plus de 150 millions de dollars. Avec son compère Rusty, ils recrutent une équipe de choc pour réussir ce que personne n'a jamais réussi : braquer un casino à Las Vegas. 
Cultissime film de Steven Soderbergh  Ocean's Eleven (2002) reste à ce jour, un des meilleurs castings que j'ai vu. Jugez plutôt : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Julia Roberts, Don Chealde, Andy Garcia, Casey Affleck, Scott Caan, Elliott Gould, le regretté Bernie Mac, Carl Reiner, Eddie Jemison et Shaobo Qin. Une pléiade d'acteurs qui aurait pu tourner à une bataille d'égos sans précédent, mais qui a plutôt tourné à une amitié sincère. D'ailleurs, il y aura deux autres suites avec le même casting mais beaucoup moins réussies, il faut le reconnaître. 
Avant le casting, Ocean's Eleven c'est surtout l'histoire d'un casse ambitieux, d'un tour de passe-passe prodigieux et d'un homme qui se fait avoir en beauté en la personne de Terry Benedict (Andy Garcia) ; la tronche de méchant par excellence. Ça me fait toujours autant plaisir de voir la tête qu'il fait quand il se fait voler son argent... C'est pour cela que les Ocean's eleven ne sont pas des braqueurs comme les autres... Ils volent un pourri qui n'aime que l'argent. On se range vite de leur côté... 
De plus, chacun des personnages à un trait de caractère sympathique et tout de suite identifiable au film. Chaque trait de caractère singularise et signifie chaque personnage. Alors on a Rusty Ryan (Brad Pitt) qui passe son temps à se goinfrer de fast-food, Basher (Don Cheadle) qui est complètement allumé, les frère Malloy (Scott Caan et Casey Affleck) qui passent leur temps à se chamailler comme des gosses, les cigares de Reuben (Elliott Gould) et les cachetons de Saul (Carl Reiner). Un gros point fort et une bonne dose d'humour. 
D'ailleurs très présent tout au long du film, l'humour et l'autre grande force de Ocean's Eleven. Car si le film aurait pu être quelque peu longuet dans sa narration, l'humour et les traits humoristiques des personnages "comblent les vides". Une analyse qui montre que Steven Soderbergh maîtrisait parfaitement son sujet. Considéré comme un maître de l'expérimental, le réalisateur récompensé aux Oscars pour Traffic (2001) et au Festival de Cannes (Palme d'Or pour Sexe, Mensonges et Vidéos en 1989) propose une réalisation classe, dynamique, glamour et terriblement efficace. Les scènes de prospection des membres de l'équipe avec George Clooney et Brad Pitt, tout le passage même, sont superbement réalisés. Une réalisation qui colle à l'histoire et à l'esprit du film. Un mélange parfait et efficace en somme. 
Un des meilleurs films de Steven Soderbergh, si ce n'est le meilleur. 
Un de mes films cultes.
Note : ★★★★★
La bande-annonce de Ocean's Eleven
Fab'

7 nov. 2011

Intouchables

Tétraplégique à la suite d'un accident de parapente, Philippe, un riche aristocrate, engage un aide à domicile pour le moins.. surprenant. Cette aide à domicile c'est Driss, jeune homme de banlieue sortant tout juste de taule et sans aucun diplômes ni d'expérience dans l'aide aux personnes handicapées. Deux mondes s'affrontent, deux personnalités différentes qui, malgré tout vont développer une amitié sincère et touchante.
Eric Toledano et Olivier Nakache, pères du désormais culte Nos Jours Heureux (2006) et de la comédie chorale Tellement Proches (2008), forment un duo de réalisateurs efficace et intelligent.. un peu à l'image du duo d'Intouchables (2011) : François Cluzet et Omar Sy
Habitués aux comédies chorales, le duo de réalisateurs trouve avec deux personnages principaux l'équilibre parfait entre la comédie et l'émotion. C'est bien connu, les contraires s'attirent. Pas étonnant donc que le duo d'acteurs fonctionne à merveilles. François Cluzet est vraiment touchant, ne pouvant bouger que la tête, il signe avec son talent naturel une performance qui en touchera plus d'un. Et Omar Sy, grand moqueur du SAV des émissions avec son camarade Fred Testot, décoche ses plus belles vannes avec Intouchables. Les gags, les vannes et les situations comiques s’enchaînent à un rythme hallucinant ! 
Et même si Driss (Omar Sy) se moque des tétraplégiques, c'est toujours fait subtilement sans méchanceté et sans humour facile. Il y a un vrai travail d'écriture et un profond respect pour cette histoire. Et oui, car c'est une histoire vraie. Philippe (François Cluzet) et Driss existent vraiment. Ce qui donne encore plus d'impact et d'émotions à cette formidable histoire.
Des scènes hilarantes me reviennent en tête, comme celle du rasoir, les scènes entre Driss et Magalie (Audrey Fleurot), celle avec les flics, et la formation de Driss. Un vrai bonheur. Comme l'année dernière (à la même période à peu près) où Les Petits Mouchoirs (2010) nous donnait envie de crier à nos amis qu'on les aime, Intouchables nous donne l'envie de faire des rencontres et de s'amuser, sans penser à rien, être libre, tout simplement.
Un vrai bonheur. Une grande réussite. Et une fabuleuse leçon de vie. 
La comédie de l'année sans aucun doutes.
Note :  ★★★★★
La bande-annonce de Intouchables
Fab'

3 nov. 2011

Polisse

Le quotidien d'une brigade de police pas comme les autres ; la BPM : la Brigade de Protection des Mineurs. Loin des clichés de la Police "traditionnelle", on suit une Brigade tiraillée, fatiguée et diminuée par le manque de moyens pour s'occuper de cas.. pas comme les autres : viols, pédophilies, maltraitance, violences sur mineurs... 
Grande sensation au Festival de Cannes (le jury de Mr Robert De Niro a remis le Prix du Jury à Maïwenn la réalisatrice), Polisse (2011) est une grande réussite. 
Sans doutes le film le plus intéressant de l'année en terme d'histoire et de profondeur des personnages. On découvre plein de personnages qu'on apprend à connaitre et auxquels on s'attache très vite. Notamment le personnage de Fred, joué par Joeystarr, celui de Nadine joué par Karin Viard et celui de Melissa interprété par Maïwenn.. Entre autres, on pourrait mettre tous les personnages... 
Le casting est vraiment impressionnant. Choix astucieux des comédiens, on retrouve des acteurs, des vrais gueules comme Nicolas Duvauchelle et Karole Rocher, tous deux personnages principaux de la série policière Braquo. Mais des gueules comme Joeystarr, Marina Foïs, Emmanuelle Bercot (qui co-signe le scénario avec Maïwenn), Frédéric Pierrot, Audrey Lamy, Sandrine Kiberlain... Tous très investis dans leur rôle, ils sont formidables. Mais le vrai point fort de ce casting est qu'il est réaliste, naturel. On les imagine tous dans la peau de ces flics tourmentés à la vie mouvementée. 
Les critiques ont encensé la performance de Joeystarr qui, il faut le reconnaître, est saisissante, mais j'ai particulièrement était touché par celle de Marina Foïs. Juste et bouleversante du début à la fin, elle s'améliore de films en films. 
Un peu sceptique au début, je ne voyais pas où Maïwenn voulait aller avec cette réalisation brouillonne. Mais on comprend au fur et à mesure sa vision des choses, petit à petit on découvre un quotidien varié, sans cesse déboussolé. On est loin de la routine quotidienne des autres départements de la police. Et on retrouve tout ça dans la réalisation de Maïwenn. Très convaincante pour son troisième film.
En tout cas, ça fait peur.. Les viols, les abus sexuels, les parents et les jeunes ignorants.. Des scènes inimaginables mais qui sont pourtant réelles.. Les petites filles qui sucent des gars dans des caves en échanges de portables, une mère qui laisse tomber son enfant en pleine rue... Des scènes chocs qui reflètent la triste éducation des jeunes et des parents dans notre société. Édifiant !
Un film choc pour un message fort. 
Note : ★★★★★
La bande-annonce de Polisse
Fab'

NEWS : Le prochain James Bond s'intitulera...

..... Skyfall ! La rumeur courait sur le net depuis quelques semaines et elle a été officiellement confirmée par les producteurs vedettes de la Saga James Bond : Michael G. Wilson et Barbara Broccoli au cours d'une conférence de presse. Evidemment, comme toujours chez l'agent 007, on se ne sait pas grand chose du scénario (et le titre ne nous aide pas vraiment...) si ce n'est que Bond sera confronté au passé de M et à une attaque du MI6. 
Dans mon précédent article sur James Bond (voir l'article), j'avais mentionné que Neal Purvis et Robert Wade (deux fidèles de l'univers Bond) avaient écrit le scénario de cette nouvelle aventure avec l'aide de Peter Morgan, oscarisé pour The Queen (2006). Mais le script de Peter Morgan a été jugé "choquant" et c'est finalement John Logan qui est venu donner un petit coup de main aux scénaristes et à Sam Mendes, le réalisateur. Une pointure en chasse une autre puisque Peter Morgan est connu notamment pour les scripts de The Queen, Le Dernier Roi d'Ecosse (2007) et de Frost/Nixon (2009), alors que John Logan est, ni plus ni moins, que le scénariste de Gladiator (2000), Le Dernier Samourai (2004), Aviator (2005). Très occupé ces derniers temps, il a notamment signé les scénarios de Rango (2011), de Hugo Cabret (2011) (le prochain Martin Scorsese) et planche sur le biopic Lincoln (le projet de Steven Spielberg) et sur Noah de Darren Aronofsky
On savait que James Bond s'entourait des plus belles femmes du cinéma mais il sait également s'entourer des meilleurs scénaristes. 
Une chance pour la saga qui, en plus de scénaristes de talents, compte un casting alléchant : Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem (le méchant du film), Ralph Fiennes, Naomie Harris (en James Bond Girl), Ben Whishaw (dans le rôle de Q) et Bérénice Marlohe (en James Bond Girl également). 
La sortie est toujours prévue pour le 24 octobre 2012, date où, on découvrira enfin les nouvelles aventures de James Bond dans Skyfall
En attendant, vous pouvez apprécier les photos de la première conférence de presse officielle du film (avec le réalisateur et le casting principal) ainsi que le premières photos du tournages sur lesquelles on voit Daniel Craig. Mais bon, si tu le sais pas, tu peux deviner que ce sont des photos du prochain James Bond.. Enfin, c'est déjà ça !
Lors de la conférence de presse...

Sur le tournage...

Fab'

1 nov. 2011

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne


Tintin, le célèbre reporter intrépide, achète la maquette d'un légendaire bateau dans une brocante. Mais dès l'acquisition de ce trois mats, les mystères autour de ce bateau se multiplient... Un certain Sakharine veut le récupérer.. L'appartement de Tintin est cambriolé... Tintin découvre un message caché qui va le mener à une célèbre famille de marins, la famille Haddock, et vers une aventure pleine de rebondissements. 
Un petit retour en arrière s'impose avant de démarrer cette critique... Fan inconditionnel de Tintin, Steven Spielberg a rencontré Hergé en 1983 pour en acquérir les droits d'adaptation au cinéma. Il est vrai que cette rencontre était inévitable. Effectivement, pour Hergé, seul Steven Spielberg était capable de transposer Les Aventures de Tintin au cinéma. 
Après de multiples scénarios, des essais en animation, en animation de synthèse, en adaptation live, aucune n'est parvenue à satisfaire Spielberg... 25 ans après l'acquisition des droits de Tintin, il a peut être trouvé la technologie qui rendra possible l'adaptation de Tintin au cinéma : la motion capture. Partout où cette technologie est utilisée, Spielberg est là, s'informe, apprend, retient les avantages et note les inconvénients. Ainsi, on le croise sur les plateaux du Seigneur des Anneaux (2001) et de King Kong (2005) de Peter Jackson, pour les scènes avec Gollum et avec Kong, le gorille géant. Mais on le retrouve également sur les plateaux verts du Pôle Express (2004) de son copain Robert Zemeckis et celui d'Avatar (2009) de James Cameron. Toutes ces apparitions ne son pas anodines, il est là pour Tintin. La motion capture étant la seule technologie pouvant retranscrire à la perfection l'univers d'Hergé. 
Il forme avec Peter Jackson un duo de tintinophiles aussi magique qu'improbable qui décide d'investir une partie de leur fortune et une grande partie de leur temps dans l'adaptation de Tintin sur grand écran, en motion capture et en 3D sous forme d'une trilogie hommage. Ils se séparent le travail ainsi : le premier épisode sera réalisé par Steven Spielberg, le deuxième par Peter Jackson et le troisième ensemble. 
Et ce n'est qu'en 2009 qu'il tourne son Tintin en 32 jours seulement. 2 ans de post-production plus tard, en compagnie de Peter Jackson et des studios Weta (responsable des effets spéciaux de la Trilogie du Seigneur des Anneaux et d'Avatar), le film tant attendu sort sur nos écrans. 
Quel pari ! Tintin est un des héros les plus populaires et les plus aimé dans le monde entier. L'adaptation est d'autant plus difficile que c'est l'une des rares adaptations de Tintin. Il y a eu les adaptations live des années 60 avec Jean-Pierre Talbot dans la peau de Tintin... Mais on est loin de la magie des BD d'Hergé... Et d'autant plus difficile que Tintin n'est pas très populaire aux Etats-Unis... 
Qu'importe, Steven Spielberg est resté dans sa perspective de toujours : être le plus fidèle possible à l'univers d'Hergé tout en l'adaptant librement. De toute façon, une adaptation littérale d'un album ne dure pas plus de 45 minutes sur grand écran...
Cette adaptation est un vrai plaisir. Tintinophile depuis mes plus jeunes années, j'ai toujours vu Tintin comme un héros intemporel, courageux, voyageur, honnête et comme un aventurier exemplaire. J'ai été bercé par ses péripéties à travers le monde qui m'ont donné goût à l'histoire. On retrouve tout cela dans le Tintin de Spielberg : une aventure cinématographique. Cette motion capture est juste parfaite, perfectionnée depuis des années, elle atteint une humanité et un naturel exceptionnels qui donnent un véritable réalisme aux personnages d'Hergé. Les studios Weta ont encore une fois révolutionné le cinéma... 
Le scénario écrit par le trio anglais Edgard Wright (Shaun of the Dead (2005), Hot Fuzz (2007), Scott Pilgrim (2010)), Joe Cornish et Steven Moffat (Doctor Who), trois fans de Tintin qui ont eu la lourde tâche de mélanger 3 albums : Le Crabe aux Pinces d'Or (pour la rencontre du Capitaine Haddock et de Tintin), Le Secret de la Licorne (pour l'intrigue principale) et Le Trésor de Rackham le Rouge (pour le dénouement final). Lourde tâche mais parfaitement réussie, on ne s'ennuie pas, il n'y a pas de temps morts, on va de rebondissements en rebondissements et on retrouve bien évidemment tous les éléments de l'univers d'Hergé, parmi lesquels : Milou, l'humour et l'aventure.  Un pur plaisir. 
Le casting, bien qu'invisible, est excellent : Jamie Bell (Tintin), Daniel Craig (Sakharine/Rackham le Rouge), Andy Serkis (Capitaine Haddock), Simon Pegg (Dupond), Nick Frost (Dupont), Tobby Jones, et Gad Elmaleh
Pas facile de jouer les acteurs en motion capture, mais plus facile de créer tout ce que l'on veut grâce aux fonds verts. D'ailleurs, cela donne lieu à des scènes impressionnantes comme la scène avec l'hydravion, le récit des exploits de François de Haddock par le Capitaine en plein dessert, ou bien la course poursuite en side-car en plan séquence dans les rues d'une ville marocaine. C'est tout simplement époustouflant. Une maîtrise parfaite.
Même si Steven Spielberg réinvente quelques passages de l'histoire, l'ensemble est une véritable aventure épique qui ravira les plus grands comme les plus jeunes. Un véritable hommage aux BD d'Hergé qui donne envie de relire les 24 albums d'Hergé... Un pari réussi qui semble bien parti pour être l'un des succès de l'année en France !
Note : ★★★★

28 oct. 2011

Les Marches du Pouvoir

Une plongée au coeur d'une campagne présidentielle. On suit Stephen Myers, jeune et déjà très expérimenté consultant de campagne aux côtés du candidat démocrate, le Gouverneur Morris. Stephen croit beaucoup en lui et donne son maximum pour qu'il soit élu. Mais les coups bas, la pression et les manipulations de l'autre camp, de son propre camp et des médias ont raison de son intégrité et son honnêteté. Il est obligé de faire des choix qu'il ne pensait pas faire un jour...
Nouvelle incursion dans la politique pour George Clooney après Good Night, and Good Luck (2006) en tant qu'acteur, scénariste et réalisateur, Syriana (2006) pour lequel il reçut l'Oscar du Meilleur Second Rôle, et Michael Clayton (2007) en tant qu'acteur et producteur exécutif, l'égérie de Nespresso nous plonge dans une nouvelle fiction politique avec Les Marches du Pouvoir (2011) en tant qu'acteur, réalisateur, scénariste et producteur. Un quadruplé unique dans la carrière de l'acteur. 
Un film politique qui confirme une nouvelle fois que je ne suis pas fan de ces films là... J'y suis allé pour le casting impressionnant : Ryan Gosling, George Clooney, Philip Seymour Hoffman, Paul Giamatti, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood et Jeffrey Wright, ainsi que pour l'affiche excellente du film. 
J'ai découvert à la fin du film que Leonardo DiCaprio est un des producteurs exécutifs. Les grands défenseurs de l'humanité se rencontrent... 
Une réalisation classique, un rythme mou, une intrigue complexe et peu intéressante sont les principales causes de mon sommeil au milieu du film... Heureusement le casting est à la hauteur des attentes : Ryan Gosling est tout à fait crédible et j'ai beaucoup aimé George Clooney en futur Président des Etats-Unis. Ça lui va plutôt bien. Une bonne reconstitution des dessous de la politique. Mais je n'ai pas accroché... 
Je n'avais déjà pas accroché pour Syriana...
Même si les acteurs sont excellents, ce ne sont pas des films pour moi...
Note : ★
Fab'

27 oct. 2011

Real Steel

Dans un futur proche, la boxe a littéralement évoluée. Ce n'est plus le combat entre deux hommes, mais entre deux robots. Plus proche du catch que de la boxe, les robots sont contrôlés par des entraîneurs. Charlie est l'un d'eux. Malgré son passé brillant de boxeur, il est devenu un minable entraîneur de combat de robots. Mais à la mort de son ex-femme, il récupère la garde de son fils, Max. Un fils qu'il n'a jamais vu ou quasiment pas. Un fils admiratif de son père. Un fils têtu comme une mule qui n'a pas froid aux yeux. Il découvre un robot, Atom, malgré son ancienneté et son obsolescence, Max veut le faire combattre. Un bon prétexte pour Charlie de l’entraîner et de faire rêver son fils...
Real Steel (2011) avait tout pour réussir, il tombe dans une période où les robots sont à la mode (la Trilogie Transformers) et où les sports de combats reprennent du poil de la bête avec le catch notamment... Il est réalisé par Shawn Levy - le gars derrière les deux volets de La Nuit au Musée (2007 et 2009) - épaulé par Robert Zemeckis (la Trilogie Retour vers le Futur) et Steven Spielberg (je vous rassure il n'y a pas d'extra-terrestres dans le film). Hugh Jackman en tête d'affiche, Evangeline Lilly pour attirer les hommes (comme moi..) et une histoire père/fils classique. Avec le projet de développer le film en une véritable franchise si le succès est au rendez-vous.. 
Pour l'instant c'est mal parti. 
L'ensemble est inégal. Le début est une vraie catastrophe, l'histoire a du mal à démarrer, le combat entre le robot et le taureau est ridicule.. On s'ennuie vite. Une fois que Max arrive le film prend un sens. Mais il faut attendre 20 plombes pour voir l'arrivée du robot Atom... Seul robot intéressant du film. Les autres sont dénués d'humanité et de sympathie. On ne s'y attache pas vraiment.. En même temps, je suis pas très robots.. A part R2D2 et C3PO, les autres robots m'ont toujours déçu. M'enfin, Atom est plutôt réussi même s'il aurait dû avoir une place plus importante à mes yeux. 
Les combats sont classiques, ce n'est pas très original mais ce n'est pas mal fait. Pour des enfants ça passe dirons-nous... Mais c'est vrai qu'on a envie de boxer à la fin du film. 
Ensemble inégal toujours parce que le futur est mal reconstitué... L'histoire doit se passer en 2023 - si j'ai bien compris - et les seules choses qui ont évolué ce sont les combats de boxe et les téléphones portables... Loin de moi l'idée de croire que le monde sera terriblement différent dans 20 ans, mais je trouve que ça sonne faux... Même si le futur de Retour vers le Futur II (1989) est génial (pour ne pas dire "Aaaawesome !"), il faut avouer que Robert Zemeckis avait vu un peu trop futuriste pour l'an 2015... Une fois de plus il est derrière ça, et une fois de plus il n'est pas assez cohérent... Ce n'est que mon simple avis.
L'histoire prend de l'importance et du rythme au fil des minutes et le "dénouement final" est plutôt réussi, un final à la Rocky (1976)... Le petit Max, interprété par Dakota Goyo est vraiment sympathique. Ses petites danses d'avant combat sont géniales. Côté femmes, Shawn Levy a dégoté 2 sublimes brunes avec en numéro 1, la plus belle femme du monde, Evangeline Lilly (la merveilleuse Kate de Lost qui porte le jean-débardeur mieux que personne) et la très sexy Olga Fonda pour son premier rôle important au cinéma.
Au final, un film qui ravira les enfants et qui divertira certains adultes. 
Un Warrior futuriste pour les enfants en somme.
Note : ★★
Fab' 

15 oct. 2011

NEWS : La bande-annonce de Shame, avec Michael Fassbender

Encore une bande-annonce que j'attendais avec impatience : le prochain film de Steeve McQueen (le réalisateur pas l'acteur hein..). Intitulé Shame, ce film met en scène Michael Fassbender dans le rôle d'un accro au sexe new-yorkais. Mais quand sa soeur débarque sans prévenir à New-York et s'installe dans son appartement, il va avoir de plus en plus de mal à cacher sa double vie...
Personnage principal dde son dernier film, Hunger, (sorti en 2008) Steeve McQueen plonge une nouvelle fois Michael Fassbender dans un nouvel enfer personnel (la grève de la faim en prison pour Hunger, et l'addiction au sexe dans Shame). Egalement au casting, on retrouve la très en vogue Carey Mulligan (vue dernièrement dans Drive) et James Badge Dale (24, The Pacific, Les Infiltrés).
Acclamé pour sa prestation dans Hunger qui aurait pu lui valoir un Prix d'Interprétation Masculine à Cannes si le film avait été sélectionné en compétition, il a cette fois-ci remporté la Coupe Volpi de la Meilleure Interprétation Masculine à la Mostra de Venise 2011 pour Shame. Michael Fassbender a une année 2011 très chargée (il en a convaincu plus d'un en Magneto dans X-Men : First Class, bientôt à l'affiche du prochain David Cronenberg : A Dangerous Method et peut-être une consécration internationale avec Shame qui pourrait lui valoir un Oscar ou un Golden Globe...). De plus en plus présent sur nos écrans, cet irlandais d'origine allemande devient, au même titre que Ryan Gosling, l'un des chouchous des cinéphiles ! 
Voici les premières images de Shame
Sortie le 7 décembre 2011 


L'amitié et fidélité. C'est ce qui semble être la priorité entre les acteurs et les réalisateurs, car après une troisième collaboration possible entre Ryan Gosling et Nicolas Winding Refn, les collaborations célèbres entre Matt Damon et Steven Soderbergh (7 collaborations), entre aussi Robert De Niro et Martin Scorsese (8 collaborations), et entre Johnny Depp et Tim Burton (8 collaborations) ; on va pouvoir ajouter une nouvelle collaboration fructueuse : Michael Fassbender et Steeve McQueen. On annonce déjà le comédien au casting de 12 Years A Slave le prochain film du réalisateur d'Hunger traitant du calvaire d'un jeune afro-américain né et enlevé dans une région où l'esclavage est abolie. Il se retrouve en Lousiane à travailler comme esclave dans un champs de coton. Un calvaire qui durera pendant 12 ans... Le rôle principal revient à Chiwetel Ejiofor et Brad Pitt vient de rejoindre le casting en tant que producteur et aussi en tant qu'acteur. 
Fab'

13 oct. 2011

The Artist


Hollywood, 1927. George Valentin, célèbre et populaire acteur de films muets, fait la rencontre d'une jolie jeune femme voulant devenir une grande actrice, Peppy Miller. Mais la carrière de George vit un véritable coup d'arrêt à l'arrivée du parlant. Persévérant dans le muet, sa carrière prend l'eau et il n'est plus que l'ombre de lui-même... De son côté, Peppy Miller devient une véritable star à Hollywood grâce aux films parlants, mais elle n'oublie pas d'où elle vient : tout ça c'est grâce à George Valentin. 
Coup de coeur critique et public du dernier Festival de Cannes, The Artist (2011) était très attendu en France. Une attente que l'on peut résumer en trois points : la rumeur court comme quoi il pourrait être nommé aux Oscars (pas seulement pour l'Oscar du Meilleur film Étrangé..), le film a été tourné à Hollywood, en noir et blanc et en muet, et il est porté par le trio génialissime du premier OSS 117 : Michel Hazanavicius, Jean Dujardin et Bérénice Béjo
Un projet fou ! Entre l'Imax et la 3D envahissants les salles de ciné, comment un film muet, en noir et blanc pourrait s'imposer aujourd'hui ? Un projet surréaliste permis entre autre par Thomas Langmann (Producteur du Diptyque sur Mesrine (2008) et d'Asterix et Obelix aux Jeux Olympiques (2008)) qui, dès le départ, a cru à 200 % au potentiel artistique du projet. Un projet fou qui est tombé dans les mains très influentes de The Weinstein Company. Grands vainqueurs l'an dernier des Oscars avec Le Discours d'un Roi (2011) (4 Oscars dont Meilleur Film), ils veulent faire de The Artist, leur nouvelle poule aux oeufs d'or... Déjà vainqueur d'un Prix d'Interprétation Masculine à Cannes, Jean Dujardin peut espérer une nomination historique à l'Oscar du Meilleur Acteur. Toute est possible avec les Frères Weinstein... 
En y repensant, ils ressemblent un peu au producteur du film dans The Artist interprété par John Goodman. D'ailleurs, ce dernier n'est pas la seule figure d'Hollywood à participer à ce projet : James Cromwell joue les "Alfred" pour George Valentin (Jean Dujardin), Malcom McDowell fait une petite apparition clin d'oeil aux côtés de Bérénice Béjo
Revenons aux personnages principaux : Jean Dujardin et Bérénice Béjo reforment ce couple mythique de OSS 117 : Le Caire Nid d'Espions (2006). Épatants dans le registre comique, ils étonnent dans un registre plus sentimental et dramatique. Un véritable duo qui se sert des points forts de l'autre pour sublimer ses points faibles. Ils sont formidables. 
Autre duo du film, Jean Dujardin et son chien. Ce chien est génial (il a d'ailleurs reçu la Palm Dog au dernier Festival de Cannes récompensant le meilleur chien de la Croisette). Ils sont extrêmement drôles.
Une vraie mention spéciale à Jean Dujardin. Je vois difficilement quelqu'un d'autre pour ce rôle.. Depuis toujours, son jeu est basé sur les expressions de son visage et de son corps, son talent pour exprimer ce qu'il veut sans parler... Il a su reprendre les classiques des films muets des années 20 sans sombrer dans le ridicule et la caricature. Une vraie prouesse technique sublimée par les petits mouvements de claquettes à la Fred Astaire en compagnie de Bérénice Béjo. Un plaisir ! 
Au final, tout le mérite revient à Michel Hazanavicius (scénariste et réalisateur) qui a toujours voulu réaliser un film muet en forme d'hommage à toute cette époque magique où le silence était d'or et où les acteurs et les actrices avaient plus d'importance que le film lui-même. Le film est rythmé, drôle, émouvant et admirablement reconstitué (le tout a été filmé à Hollywood dans de véritables studios américains de l'époque).
Le mot "hommage" a rarement eu autant de sens... 
Un véritable travail d'"Artist".
Note : ★★★★★
Fab'