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21 nov. 2012

End Of Watch

Les officiers de police Brian Taylor et Mike Zavala patrouillent chaque jour dans les rues les plus dangereuses de Los Angeles. Brian filme tout ce qu'il fait avec une petite caméra dans le cadre d'un travail pour ses études. Très porté sur la gâchette, il se font vite des ennemis dans le secteur 13. Entre les Blacks et les Latinos, la guerre des gangs fait rage. Les policiers doivent faire leur boulot au péril de leur vie... 

Très à la mode, le found footage (style cinématographique consistant à filmer les évènements caméra à l'épaule, à la manière d'un amateur) élargit son domaine grâce à David Ayer. Avec End Of Watch (2012), il se penche le quotidien de la police de Los Angeles. Dans le même genre, on a déjà eu le film d'horreur avec Le Projet Blair Witch (1999) et Paranormal Activity (2009), le film de monstre-catastrophe avec Cloverfield (2008), le film de jeunes (avec des pouvoirs) avec Chronicle (2012)... Assez friand de ce genre de films, j'y suis allé sans me poser de questions d'autant plus que le sujet était intéressant. 
Mais j'ai eu très peur. Toute la première partie du film est ratée. L'utilisation de la caméra est mauvaise, les scènes de bagarres font très mal à la tête et l'histoire manque d'impact. Les 30 premières minutes font vraiment documentaire raté sur la Police de Los Angeles... Mais plus le film avance, plus l'utilisation de la caméra devient utile et intelligente. La meilleure idée étant l'utilisation des caméras présentes à l'intérieur des véhicules de la police. 
Mais surtout, au fur et à mesure, l'histoire prend forme dans le climat violent des guerres de gangs et de la haine de la police. Là, c'est enfin intéressant jusqu'à la fin surprenante et (presque) excellente. J'attendais un peu plus d'originalité et de prises de risques de la part de David Ayer  (l'auteur des scénarios de Training Day (2001) et Fast And Furious (2001), réalisateur de Au Bout De La Nuit (2008) et Bad Times (2007)). 
Le grand point positif du film c'est le sentiment d'immersion totale dans le quotidien d'une patrouille de flics. D'un réalisme saisissant et porté par les interprétations remarquables de Jake Gyllenhaal (également producteur exécutif)  et Michael Peña, c'est la grande satisfaction de End Of Watch. Très complémentaires et complices, il nous font vivre et ressentir ce lien spécial qui unit deux partenaires : l'amour, l'amitié et le dévouement. Ils sont vraiment excellents accompagnés de quelques têtes connues comme Franck Grillo (Prison Break, Warrior (2011)), Anna Kendrick (In The Air (2010)), America Ferrera (Ugly Betty), Cody Horn (Magic Mike (2012)). 
Le film reste tout de même une plongée extrêmement réaliste dans l'univers dangereux et brutal des patrouilles de Los Angeles, porté par une interprétation saisissante de ces acteurs principaux, mais plombée par un début de film à côté de son sujet. Mais si vous n'êtes pas fan du found footage, passez votre chemin, c'est pas avec ce film que vous allez prendre goût à ce genre si particulier...
Note : ★★★
Fab'

19 nov. 2012

Argo

Téhéran, le 4 novembre 1979. L'ambassade américaine est envahie par des militants iraniens qui prennent en otage 52 Américains. Mais au milieu du chaos, six d'entre eux parviennent à s'échapper et atteindre l'ambassade canadienne dans le plus grand secret. Un spécialiste de l'exfiltration, Tony Mendez organise une opération risquée et farfelue en se faisant passer, avec les six otages, pour une équipe de tournage venue faire des repérages pour un film de science-fiction intitulé Argo... 

Pas fan de Ben Affleck acteur (Armageddon (1998), Pearl Harbor (2001), Dardevil (2003)...), je suis devenu fan de ses films depuis sa première réalisation Gone Baby Gone (2007). J'avais beaucoup aimé le film. Il a même confirmé quelques années plus tard avec The Town (2010) qui en surpris plus d'un avec sa réalisation appliquée et efficace. Avec Argo (2012), produit par George Clooney, il change de registre. Fini Boston place à Hollywood et Téhéran pour une histoire incroyable mais vraie ! Le premier scénario de Chris Terrio, basé sur des faits réels, est très malin jonglant avec brio entre la reconstitution historique, l'humour et le suspens. 
Une nouvelle fois, Ben Affleck s'entoure d'un casting prestigieux Bryan Cranston, John Goodman, Alan Arkin, Kyle Chandler (Friday Night Lights) et Victor Garber (Titanic (1998), Alias). J'ai une petite préférence pour Alan Arkin que j'avais adoré dans Little Miss Sunshine (2006) et qui me fait toujours autant rire ! Une nouvelle nomination (ou statuette) pour le Meilleur Acteur dans un Second-Rôle aux prochains Oscars ? 
Tout ce petit monde est bon. Même Ben Affleck est bon voire très bon. Jamais dans l'exagération ou hors du coup, il joue juste et bien. Très impliqué sur le film (réalisateur, producteur, acteur principal), il a une certaine sérénité que je n'avais jamais vu en lui - une esquisse peut-être dans The Town ou Jeux de Pouvoir (2009). A 40 ans, serait-ce le rôle de la maturité tant attendu pour lui ?  En tout cas, ses futurs projets (dont un film de Terrence Malick) semblent le confirmer... Wait & See).
Un gros travail a été fait sur la reconstitution Même si le film a été tourné en Turquie, la ressemblance est flagrante... Proche de l'illusion. La scène d'ouverture montrant l'invasion de l'ambassade est la plus impressionnante du film et celle qui reflète le plus le travail de reconstitution. Les costumes, les décors, les coiffures et les moustaches... tout sonne 70's. Un travail qui va sans doute être récompensé aux Oscars. 
Les Oscars, parlons-en ! Grand favori, Argo a de grandes chances de remporter pas mal de statuettes. Un film retraçant les exploits héroïques et réels de la CIA dans un contexte houleux des 70's... Tout est réuni. Affaire à suivre donc. Mais si c'est le cas, ce serait un des plus grands comebacks de l'histoire ! Car, il y a 10 ans, Ben Affleck enchaînait les navets et les prestations honteuses... Un gros passage à vide pas entièrement sauvé par Pearl Harbor. 
Il revient de loin. 
En tout cas, il signe un film sur une histoire qui vaut le détour, très bien reconstituée, au ton neutre, au casting excellent, à la réalisation soignée, tout en suspens, au coeur d'une des opérations les plus incroyables de la CIA. Une réussite ! 

Note : ★★★★
Fab'

16 nov. 2012

Skyfall

Suite à une mission ratée, M perd un disque dur contenant les noms de tous les agents du MI-6 infiltrés dans les plus dangereuses organisations à travers le monde... Un cyber-terroriste semble en vouloir personnellement à M et à ses secrets. Le MI-6 est attaqué, M est menacée, James Bond est présumé mort... Mais 007 refait surface pour aider et sauver M ce qui le conduira tout droit à ses propres secrets. 

Son nom est Bond, James Bond ou serait-ce Craig, Daniel Craig. La confusion est facile. Rarement un Bond et son acteur ont été aussi bien en accord avec leur temps... Un James Bond moderne qui est devenu avec Casino Royale (2006) un 00 cherchant à se venger de la mort de son premier (et unique) amour dans Quantum Of Solace (2008). Ici dans Skyfall (2012), 007 est le meilleur agent du MI-6, celui qu'on envoie au bout du monde pour réaliser des missions dangereuses et top-secrètes, celui qui est dans les petits papiers de M, celui qu'on admire, que l'on respecte... Cette classe et cette assurance très bondienne, Daniel Craig l'incarne. En costume Tom Ford, Omega au poignet et petite oreillette, il force le respect. Il n'a pas "une" classe, il a LA classe. Le meilleur James Bond selon moi. Le seul capable de conjuguer, l'élégance, la violence, le sang-froid d'un espion, l'humour et l'émotion. Un des rares acteurs qui peut passer autant de choses avec si peu de mots... 
N'empêche, avant le 26 octobre, je venais de passer quatre années sans James Bond, même six ans tant mes souvenirs de Quantum Of Solace sont décevants... Six ans c'est long pour moi comme pour Daniel Craig. 44 ans tout de même pour celui qui a escorté la Reine dans un spot présenté au monde entier lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Londres 2012. Un poids de l'âge (allié à une balle dans l'épaule) qui fait écho dans le film où Bond passe quelques mois au bout du monde aux rythmes des verres alcools... Un Bond régressant fragilisé par le temps et les blessures qui impressionne et qui donne un sacré coup de vieux au James Bond captif, torturé et barbu de Pierce Brosnan dans Meurt Un Autre Jour (2002)... Quel changement ! 
Il faut remercier les scénaristes Neal Purvis et Robert Wade, scénaristes attitrés des derniers James Bond, aidés par John Logan (Gladiator (200) et Aviator (2005)) qui ont retrouvé le niveau de Casino Royale tout en se réinventant. Car Skyfall comme tout James Bond est unique. Une histoire unique qui fait échos au monde dans lequel nous vivons : un monde qui évolue, un monde qui fait peur. D'où la présence intelligente d'un terroriste informatique (Silva) et d'une question sur la nécessité de garder des espions du MI-6 dans les organisations terroristes. Un sujet moderne qui m'a personnellement beaucoup plus. 
Le scénario a été également travaillé afin qu'il rende hommage à l'univers de Bond. On se sent beaucoup plus dans un James Bond. Ce fut une volonté du réalisateur, l'oscarisé Sam Mendes, dès le départ afin de redonner un nouveau souffle à la Saga. Pour se nouvel opus, on retrouve donc un Q (plus jeune) campé avec brio et malice par Ben Whishaw, un MI-6 plus moderne, une Aston Martin DB5, quelques gadgets et un personnage féminin connue de l'univers de Bond que je vous laisse découvrir... Tous ces petits détails sont maintenant introduits, et j'espère les revoir dans les prochains épisodes pour donner à Bond de vrais airs de Saga avec des personnages singuliers et charismatiques portés par des acteurs talentueux tels que Ben Whishaw, Naomie Harris et Ralf Fiennes. 
Que serait James Bond, sans les James Bond Girls ? Pas grand chose il faut le reconnaître  Alors une fois encore elles sont présentes mais d'une façon différente (une nouvelle fois) des autres épisodes. La française Bérénice Marlohe (sublime) est un vrai atout charme alors que Naomie Harris, est très à l'aise tant sur le terrain que derrière un bureau... De très bons choix même si la véritable James Bond Girl du film c'est M. Jamais elle n'aura eu un rôle si important dans un James Bond. On la découvre sous un nouveau jour, on découvre son passé, ses erreurs, ses secrets et sa relation avec Bond n'a jamais autant ressemblé à une relation mère-fils... A la fois touchante et drôle, Judi Dench a construit un personnage unique et très caractéristique de l'univers Bond. Un rôle à la dimension du personnage... Un vrai plus !
Si les James Bond Girls sont indispensables aux films de Bond, que serait 007 sans un terrifiant méchant ? Là, pour le coup, c'est un vrai méchant. Un Javier Bardem blond (!) interprète Silva un terroriste qui en veut particulièrement à M. Doté de sbires, d'une chevelure caractéristique, d'une blessure physique, d'un accent étranger et d'une certaine forme de folie : c'est le méchant typique de Bond ! Le personnage est là et le talent de l'oscarisé Javier Bardem fait le reste... Jouissif !
Tout ce petit monde forme un tout magistral sublimé par la réalisation magnifique de Sam Mendes tout autour du monde (Istanbul, Londres, Shanghai et l'Ecosse). Une scène d'ouverture dantesque, un générique de toute beauté mis en musique par Adèle, beaucoup d'humour, de l'espionnage, un très bon rythme, un final explosif et des images magnifiques. Les couleurs, la lumière et les décors sont incroyables. Le travail de l'image n'a jamais autant compter que sur Skyfall. Je souligne donc le travail exceptionnel de Roger Deakins (Directeur de la photographie attitré des Frères Coen et de Sam Mendes neufs nominés aux Oscars). Les scènes dans l'immeuble de Shanghai ou sur le lac gelé en Ecosse sont vraiment époustouflantes ! 
Nuls doutes pour moi que nous avons affaire au James Bond le plus abouti de la Saga sur tous les points (meilleure réalisation, l'un des meilleurs scénario, le plus beau casting). Difficile tout de même de choisir entre Casino Royale et Skyfall... Chacun se fera son opinion. Le James Bond par excellence qui vient ponctuer cette année 2012 très British avec le Jubilé de la Reine, les JO de Londres, un Astérix chez les Bretons et omniprésence de l'Union Jack dans tous les secteurs culturels... 
Les épisodes 24 et 25 sont déjà prévus pour 2014 et 2016 avec toujours Daniel Craig en 007, les trois scénaristes et (j'espère) le meilleur du vivier d'acteurs britanniques talentueux - on parle de Benedict Cumberbatch en méchant - à l'instar de ce que faisait la Saga Harry Potter. 
God Save James Bond ! 
Note : ★★★★★
Fab'  

22 oct. 2012

Ted

Il y a 27 ans, le petit John Bennett a fait le voeu que son ours en peluche Ted prenne vie et qu'ils soient meilleurs amis pour la vie... Aujourd'hui, John a 35 ans, un boulot de merde, une petite amie, Lori depuis 4 ans et Ted est toujours avec lui. Cependant, Ted n'est plus le petit ours en peluche adorable qu'il était il y a 27 ans. C'est devenu une célébrité oubliée qui se fait des bangs, se tape plein de filles et qui ne fait pas grand chose de sa vie. Ted et John sont toujours les meilleurs amis du monde mais ils n'avancent pas dans leur vie. John reste un gamin avec son ours en peluche qui ne prend pas au sérieux ses responsabilités... La situation se dégrade quand Lori pose un ultimatum à John : elle ou Ted. 

Comment vous dire... Ted (2012) c'est un peu la comédie que j'attendais depuis longtemps. La comédie qui manquait au cinéma ! A la fois originale, trash, touchante, moqueuse et hilarante. Ted est un petit bijou comique ! 
Pourtant l'histoire avait de quoi surprendre : un ours en peluche prenant vie grâce au voeu d'un enfant et qui devient un adulescent toxico et vulgaire dans un monde où personne ne s'étonne de voir un ours en peluche marcher ou parler... C'est le pari de Seth McFarlane - l'homme derrière Ted. Le créateur de sitcom animées US comme Les Griffin, American Dad !, The Cleveland Show, est à la fois le créateur, le scénariste, le producteur, le réalisateur et le doubleur de Ted ! Il réussit un coup de maître en réalisant un conte pour adulte à la fois très drôle et touchant. 
Bien aidé par un casting inspiré mené par Mark Wahlberg, la très belle Mila Kunis, Joel McHale de Community, Giovanni Ribisi (Avatar (2009) et Friends), Laura Vandervoort (Smallville) et JoeyStarr qui double Ted pour la version française. Un doublage étonnant qui s'avère être une très bonne idée. Ted étonne aussi en faisant la part belle aux guest de choix comme Sam J. Jones (l'interprète du célèbre Flash Gordon (1980) au cinéma), Tom Skerritt (Viper de Top Gun (1986)), Norah Jones et Ryan Reynolds dans un caméo génial ! 
Le plus drôle reste tout de même Sam J. Jones et les nombreuses références à Flash Gordon, un nanar culte des années 80 ("Mort à cet enfoiré de Ming !"). D'ailleurs, le film regorge de références et de clins d'oeil aux années 80-90. Le plus cool étant celui fait à Indiana Jones et son chapeau par Ted... Toutes ces références donnent beaucoup de crédits à Seth McFarlane. Il est fan de cinéma depuis toujours, il a grandi avec, il a vécu avec, il a rigolé avec... C'est un fan et ça se sent. Il ne se gène pas pour envoyer quelques piques à certaines stars comme Frankie Muniz (Malcom), Katy Perry, Brandon Routh (Worth Superman Ever !) ou Taylor Lautner ! Jouissif ! 
Mais ce qui fonctionne à merveille dans Ted c'est la complicité incroyable entre Mark Wahlberg et Ted. Des meilleurs amis qui voient leur petite routine perturber par les envies de la copine de John. Cette dernière (campée par Mila Kunis) tient même un rôle conséquent. La troisième pierre (essentielle) de ce triangle d'amitié qui surmonte tous les obstacles : un patron un peu trop collant (le très bon Joel McHale) et les kidnappeurs de peluches (Giovanni Ribisi plus déjanté que jamais). Au fond, Ted c'est une vraie histoire d'amitié moderne et touchante. 
Le film joue également avec les clichés du genre ce qui donne une fin un peu cucul-la-praline en guise de dernier pique avant l'épilogue d'ores et déjà culte ! 
On retiendra les passages irrésistibles de la Chanson du Tonnerre (Thunder Song en VO qui va rester très longtemps dans nos têtes...), de l'entretien d'embauche et de la danse de Giovanni Ribisi ! Culte !
Bref, Ted c'est LA comédie de l'année ! Et elle rentre directement dans mon TOP 5 comédie aux côtés de Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002), les deux OSS 117, La Cité de la Peur (1994) et Tonnerres sous les Tropiques (2008). 
Ted, notre Buddy Thunder à tous ! 
Note : ★★★★★
La bande-annonce de Ted
Fab'

12 oct. 2012

Taken 2

Un an après l'enlèvement de sa fille, Kim, Brian Mills doit encore se débarrasser de ce groupe de kidnappeurs d'adolescentes. Le chef de clan veut venger la mort de son fils tué et torturé par Brian. Cette fois-ci, Brian et sa femme sont kidnappés, seule Kim peut les aider. Les rôles s'inversent...

J'avais bien aimé Taken de Pierre Morel sorti en 2008. Liam Neeson en ex-agent de la CIA qui défonçait un gang de kidnappeurs de d'ados à lui tout seul pour récupérer sa fille, ça avait un peu de gueule. Qui-Gon Jinn avec un flingue ! C'était pas mal et l'histoire sous-jacente au sauvetage de la fille (un réseau de prostitution) avait un côté glauque intéressant. Une production Luc Besson qui avait un petit truc en plus.
Pourtant, depuis 2008 et Taken, Luc Besson et ses complices n'ont pas réussi à retrouver ce niveau avec Le Transporteur 3 (2008), Banlieue 13 - Ultimatum (2009), From Paris With Love (2010) et Colombiana (2011)... Productions de seconde zone qu'on a déjà oublié... A cette liste, il faudra ajouter dorénavant Taken 2 (2012). A l'annonce d'une suite j'étais septique, Taken étant le type de films qui n'a pas besoin de suite. M'enfin, j'y vais quand même... 
Les producteurs promettaient plus d'action. Au final, l'action se résume à une course-poursuite, trois coups de tatanes, des trois coups de feu et un duel à mains nues peu flamboyant. Pas de scènes de tortures. Un grand manque de spectacle ! (une grenade sur un toit c'est limite). 
Le scénario est basique (à l'image des productions Besson) : une simple histoire de vengeance. Besson fera toujours du Besson. Passons. 
Le truc choquant c'est quand même Liam Neeson ou devrais-je dire Papi Neeson. Il ne courre presque plus... Beaucoup moins crédible que dans le un. C'est flagrant à l'image d'un Harrison Ford dans Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (2008). 
Famke Janssen a un rôle un peu plus conséquent pour le plaisir de mes yeux. Et Maggie Grace sera cantonnée a joué la jeune fille en détresse... En même temps, il n'y a pas grand chose d'autre à faire...
Donc au final, Taken 2 est très (très) loin de son prédécesseur. Cliché, bateau, mou du genou et pauvre en spectacle. Un gros ratage. Un de plus pour le réalisateur Olivier Megaton...
Note : ★
Fab'

11 sept. 2012

The Expendables 2


Church engage Barney Ross et sa bande de mercenaires pour récupérer quelque chose qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains. Les mauvaises mains sont celles de Vilain, un méchant qui cherche à s'emparer de cinq tonnes de plutonium pour les vendre au plus offrant. De dernier piège Ross et son équipe et tue sauvagement l'un des leurs. Dorénavant, ils veulent se venger. Leur plan est simple : le traquer, le trouver, le tuer. Mais ils vont avoir besoin de renfort...

La suite tant attendue est sortie cet été et en a surpris plus d'un ! Moi le premier ! Je ne pensais pas prendre autant de plaisir à voir ce film. Le premier m'a plu et constituait un bel hommage aux films d'actions des années 80 avec la fameuse scène culte du triumvirat "Willis - Stallone - Schwarzenegger". Avec ce nouvel épisode, tout est deux fois plus grand et deux fois plus spectaculaire !!
Le plus spectaculaire étant le casting ! Sylvester Stallone a rappelé tous ses potes du premier épisode : Jason Statham, Dolph Lundgren (énorme !), Jet Li, Terry Crews, Randy Couture ! Il a confié la réalisation a un habitué des films d'action Simon West. Il a fait venir des petits nouveaux : Liam Hemsworth, Scott Adkins, Yu Nan et Jean-Claude Van Damme (le super-méchant du film et ses références sur les moutons : magique !). Il a donné des rôles plus conséquent à Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger. Et enfin, il a sorti de sa retraite l'immense Chuck Norris ! On a jamais vu autant de stars de films d'action dans un même films...  Excusez du peu. 
Rendez-vous compte, c'est la première fois que Stallone et Schwarzy tournent ensemble - si on excepte le caméo dans The Expendables (2010) ! 
Leurs joutes verbales sont hilarantes et on prend plaisir à les retrouver pour canarder tout ce qui bouge. Je n'ai jamais vu autant de morts dans un même film... On ne doit pas être loin d'un record du monde... Ils se sont amusés et ce plaisir se ressent à l'écran. On retrouve aussi les doubleurs français de ses acteurs qui sont devenus de véritables légendes ! Quel plaisir !
Plus étonnant, le film tient la route et propose quelques rebondissements savoureux. La partie la plus délicate était sans doute la place des uns et des autres dans le film. Au final, tout le monde a un rôle défini, tout le monde a sa place dans le film, personne n'est laissé en arrière. La bataille d'égos n'a pas eu lieu et la concurrence s'est avérée positive. Ce sont des individualités au service d'un collectif. C'est rare de voir cela au cinéma. La scène de l'aéroport avec Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, Sylverster Stallone et Chuck Norris en est l'illustration parfaite.
Entre références à leur passé, à leur personnalité et à leur films, c'est le plus bel hommage qu'on puisse faire à ces super-stars du cinéma d'action ! 
Sylvester Stallone a considérablement renforcé sa franchise et un The Expendables 3 est d'ores et déjà en cours de préparation. D'autres stars des films d'actions sont attendues : Nicolas Cage, Steven Seagal, Kurt Russell, Wesley Snipes, Michael Madsen, Dany Trejo, Gina Carano, Taylor Lautner (initialement pressenti pour jouer Billy The Kid) et Mel Gibson. 
Du lourd, du très très lourd...
Note : ★★★★
Fab'

19 août 2012

Total Recall - Mémoires Programmées

Dans un futur où le monde est divisé en deux grandes entités : l'Empire Fédéral Britannique (anciennement l'Europe) et la Colonie (en lieu et place de l'Australie), Doug est un modeste ouvrier qui fait tous les jours le trajet Colonie - Empire Fédéral Britannique via le plus grand moyen de transport jamais créé : la Chute. Il a l'impression de passer à côté de sa vie et décide de se changer la tête dans une société peu recommandée : Rekall. Cette société permet d'implanter des souvenirs fabriqués de toutes pièces : Président de Mars, sportif de haut-niveau, agent secret... Tous les fantasmes sont possibles. Mais au moment de la mise en action de la machine, des policiers débarquent et se mettent à traquer Doug. Ils se découvrent des capacités de combat incroyables... Réalité ? Imagination ? Doug ne sait plus qui il est. Et cette rencontre avec cette jolie brune (affiliée à une mystérieuse résistance) va remettre en question sa véritable identité...

Remake du Total Recall (1990) de Paul Verhoeven, ce nouveau Total Recall (2012) ne restera pas dans les annales... Porter à l'écran la nouvelle de Philip K. Dick n'est pas facile. pour situer le personnage, l'idée originale de Minority Report (2002) vient de lui. Paul Verhoeven l'a fait en prenant beaucoup de libertés, Len Wiseman, le réalisateur de ce remake, a décidé d'être plus fidèle. Du coup fini Mars ! Et c'est tant mieux car l'Eurostar géant entre l'Europe et l'Australie est déjà difficile à imaginer, alors un ascenseur spatial... 
Bref, admettons. Mais ce remake souffre, tout au long du film, d'un air de déjà-vu. Lui qui se voulait original et visionnaire, n'est qu'une exploration d'un sujet ultra-déjà-vu : la perte de mémoire. On connait par coeur l'histoire du gars qui ne sait plus qui il est et ce qu'il a fait, la recherche de ses souvenirs, l'enquête sur sa propre vie, sa double-vie... On pense à Jason Bourne notamment. Mais l'enquête personnelle débouche sur quelque chose de beaucoup plus grand : un projet d'invasion et d'extermination ! Rien de neuf la dedans...
Dotés d'un budget hallucinant de 200 millions de dollars, les décorateurs et autres responsables des effets visuels ont pu aisément laisser libre cours à leur imagination. Une course-poursuite de toits en toits - qui a un air de celle dans les favelas dans L'Incroyable Hulk (2008) - , la poursuite en voiture futuriste qui ressemble étrangement à celle dans I, Robot (2004) et la scène finale très (très) explosive ! Sans être originales, les scènes d'actions restent efficaces et rythmées. D'ailleurs, le film a un peu du mal a démarrer mais réussi à garder un rythme élevé (voire haletant) à partir de l'entrée de Doug (Colin Farrell) dans Rekall. Pour finir sur l'action, une scène - originale pour le coup - m'a vraiment marqué : la première fois où Doug découvre ses capacités de combat. C'est un plan-séquence fluide et dynamique. Tourné avec des caméras posées sur des rails allant jusqu'à une vitesse de 6m/s, ce procédé technique révolutionnaire a nécessité un mois de travail et s'avère extrêmement novateur. Une vraie bonne idée.
Le casting du film tient la route. Colin Farrell est aux premières loges des critiques mais il s'en sort honorablement. Ni bon, ni mauvais, il se laisse guider par son intuition. Personnellement, je ne l'aime pas trop en héros. Il est meilleur dans des rôles complètement décalés comme dans Les Chemins de la Liberté (2011) ou Comment Tuer son Boss ? (2011) Côté fille, il a le choix entre Kate Beckinsale (méchamment sexy !) et Jessica Biel. Deux belles brunes qui font tourner la tête de notre Colin Farrell. Bryan Cranston interprète sans briller le méchant du film et Len Wiseman a pu compter sur les participations amicales de Bill Nighy et John Cho. 
Donc, Len Wiseman ne révolutionne pas le concept du remake, ni celui de la perte de mémoire... Le tout reste bien fait mais déjà-vu et au final on ne voit pas bien l'utilité de dépenser autant d'argent pour faire un film qui ne marquera pas les esprits... Encore un remake manqué. 
Beaucoup de remakes vont arriver dans les mois qui viennent dont Dredd (2012), Robocop (2013), on parle aussi des remakes de Point Break (1991), Highlander (1986), Dirty Dancing (1987), Jumanji (1996), ainsi que le retour des Expandables des 80's avec les prochains films d'action de Sylvester Stallone et Arnold Schwarzegger, pourtant je me dis que les 80's et 90's, c'était une autre époque et qu'il faudrait laisser ses films tranquilles... pour de bon !
Note : ★★
Fab'

14 juil. 2012

The Dark Knight Trilogy

La Trilogie du Chevalier Noir s'achève le 25 juillet 2012. Christopher Nolan a révolutionné le film de super-héros avec son adaptation réaliste et très sombre du plus grand super-héros des Comics : Batman. Il est temps pour moi d'en faire l'éloge, de tourner une page de l'histoire du cinéma...

Batman Begins

Depuis la mort de ses parents, tués devant ses yeux, Bruce Wayne est hanté par un sentiment d'injustice et de vengeance. Au moment du procès du meurtrier de ses parents, il prend conscience qu'il va à l'encontre des valeurs de son père... Il quitte Gotham pour l'Asie. Il rencontre un homme oeuvrant pour un certain Ra's Al Ghul et la Ligue des Ombres. Après un entrainement intensif et la maîtrise de ses propres peurs, il décide de rentrer à Gotham pour faire régner la justice dans le costume de Batman...

La dernière fois qu'on avait vu Batman au cinéma c'était dans Batman et Robin de Joel Schumacher en 1997... Considéré comme l'un des films les plus nuls de l'histoire du cinéma, ce Batman avait ruiné la franchise Batman au cinéma. 
Il fallait tout reprendre, poser de nouvelles bases et instaurer un univers propre au Chevalier Noir. Un homme est apparu : Christopher Nolan. Réalisateur et scénariste peu connu du grand public n'avait réalisé que trois films avant Batman Begins (2005) : The Following (1999), Memento (2000) et Insomia (2002). Passant d'un budget de 6 000 $ pour le premier, 5 millions $ pour le deuxième et 45 millions $ pour le troisième, les Studios font de plus en confiance à Christopher Nolan. Ces films ne sont pas très populaires mais ils sont salués par la critique et les cinéphiles. Il est propulsé aux commandes du reboot de Batman. Mais il n'est pas qu'un simple réalisateur venu faire un blockbuster et ramasser un cachet. Non c'est bien plus que ça...
Depuis le début de sa carrière, Christopher Nolan écrit le scénario de tous ses films. Il en est de même pour Batman Begins. Il s'associe avec David S. Goyer - un geek qui a notamment scénarisé la Trilogie Blade au cinéma. A eux deux, ils vont replacer Batman dans un contexte contemporain, réaliste et sombre. Pas de magie, pas de super-pouvoirs, on s'éloigne des comics et on découvre une adaptation unique pour un super-héros. Dans les années 2000, le super-héros qui a la côte au ciné, c'est Spider-Man. Deux mondes totalement différents avec chacun leurs qualités.
Avec Batman Begins, Christopher Nolan fait quelque chose que personne n'avait encore fait et c'est ça la grande différence. 
Côté casting, Nolan confie le rôle de Bruce Wayne à Christian Bale. Loin d'être bankable à l'époque, le petit Jim dans L'Empire du Soleil (1988) de Steven Spielberg connait une période difficile début 2000. Il sort du tournage de The Machinist (2005) pour lequel il a perdu 28 kilos. C'est un squelette... En six mois, il retrouve son poids initial et prend un peu de muscles pour incarner Batman. Le britannique est parfait. C'est un excellent acteur et il manie le côté tourmenté de Bruce Wayne à merveille. Un acteur formidable. Christopher Nolan s'entoure également de poids lourds du cinéma avec la présence au casting de Liam Neesom, Michael Caine (en Alfred), Morgan Freeman et Gary Oldman (dans le rôle du Commissaire Gordon). Quatre légendes, quatre monstres du cinéma auxquels on peut ajouter Tom Wilkinson. Des atouts uniques qui donnent énormément de garanties au film. Côté jeune pousse, les spectateurs ont découvert Cilian Murphy dans le rôle de L’Épouvantail et ont redécouvert Katie Holmes (l'héroïne de Dawson). Un casting déjà impressionnant. Quand on connait les prochains castings de ses futurs films on est moins surpris : tout le monde veut collaborer avec Christopher Nolan !
L’Épouvantail justement. Un des trois méchants du film... Pour un premier film ça peut paraître beaucoup. Mais chacun a sa place dans l'histoire. Ils ont tous une facette essentielle pour que Bruce Wayne devienne Batman. Ils jouent tous sur la peur. La peur est omniprésente chez Batman tout au long de sa vie. Christopher Nolan l'a bien compris et explore cette peur tout au long du film. Le coeur et l'âme de Batman : ce sont la peur et la justice. Les deux grandes valeurs de Batman et de Bruce Wayne. Et les trois méchants tournent autour de ces deux grands thèmes ce qui donne une cohérence et une puissance inouïe au scénario de Nolan. 
Le scénario est brillant, le casting est excellent, les rebondissements sont nombreux, tout ce qui fait Batman est habilement exploité et l'action est très présente (la scène finale !). Christopher Nolan pose au fur et à mesure de son film les petits détails qui font la légende de Batman : Gotham, le Manoir Wayne, le Costume, la Bat-Mobile, la Bat-Cave, le Bat-Signal et le futur méchant... 
On a beaucoup parlé de la puissance de The Dark Knight (2008) tant dans le scénario que dans l'interprétation, mais il ne faut pas oublier le travail incroyable réalisé en amont sur Batman Begins : en termes d'adaptation réaliste, c'est du jamais-vu. 
C'est du génie. 
Fab'

To Be Continued...


The Dark Knight

Malgré les évènements de Batman Begins et l'arrivée de Batman à Gotham, la criminalité ne faiblit pas. La ville est de plus en plus corrompue et un homme s'amuse à répandre le chaos dans Gotham : le Joker. Mais une lueur d'espoir existe à Gotham, cette lueur c'est le procureur Harvey Dent. Batman et Gordon veulent faire de lui le nouveau héros de Gotham. Pourtant, Batman ne saura jamais aussi sous pression et en danger face au Joker. Car, à l'inverse des autres criminels de Gotham, le Joker est fou, il n'aucun but, il veut juste répandre le chaos, l'anarchie et forcer Batman à faire les choix les plus difficiles et les plus cruels de sa vie...

The Dark Knight (2008) a eu un impact encore jamais atteint pour un film de super-héros dans le monde. Malheureusement, la mort d'Heath Ledger y est pour beaucoup. Il a impressionné tout le monde dans la première bande-annonce du film sortie au mois décembre 2007. Un Joker maquillé salement au rire diabolique et aux cicatrices plus vraies que nature... Quelques semaines plus tard, la police retrouvait son corps sans vie dans sa résidence à New York. Le monde entier fut choqué et bouleversé... Il s'avèrera qu'il a succombé à une intoxication aiguë due à l'ingestion de six médicaments différents... Quelle triste fin pour un acteur si talentueux. Il avait 28 ans.
Il était si jeune et il n'a même pas pu profiter du succès du film. Mais le buzz s'est fait et sa performance est hallucinante. Rarement au cinéma, on a vu un méchant aussi terrifiant, fou et psychopathe. Il vole quasiment la vedette à Batman... Il faut dire que Christopher Nolan et Heath Ledger ont parfaitement saisi (et retranscrit) les traits de caractère du Joker. Eternel ennemi de Batman, le Joker passe son temps à "jouer" avec Batman en l'entrainant dans des jeux de rôles grandeur nature mettant la vie des citoyens de Gotham en danger. Il se sert d'explosifs, de couteaux, de la télévision et à toujours un coup d'avance. J'ai retrouvé le Joker que j'avais découvert vers 8 ans... Imbattable et complètement dérangé. 
Christopher Nolan et David S. Goyer accompagnés de Jonathan Nolan font tourner l'intrigue autour du choix et de la cruauté présumée des hommes. Est-ce que l'homme le plus droit, le plus honnête peut laisser de côté ses idéaux les plus profonds pour devenir un criminel sans coeur ? Après le thème de la peur, c'est l'évolution naturelle de Batman. Il se demande si un homme hors là loi et masqué peut faire régner la justice aussi bien qu'un homme de lois (tel Harvey Dent). Doit-il se retirer ? La ville a-t-elle vraiment besoin de Batman ? Perturbé par la corruption omniprésente dans la police de New York et les plans toujours plus machiavéliques du Joker, il connait les pires moments de sa vie. 
En termes de scénario, il n'y a pas d'équivalent. On est plus proche d'un Seven (1996) de David Fincher dans les profondeurs de l'intrigue... C'est unique pour un film de super-héros. 
Car si le Joker et Heath Ledger donnent une puissance incroyable au film de Christopher Nolan, ce dernier se paye le luxe d'insérer Double-Face dans son scénario. A l'instar de Batman Begins (2005), il y a une nouvelle fois deux méchants redoutables face à Batman. Aaron Eckhart, son interprète, et le maquillage sont tout simplement sublimes. Comme pour le Joker, tous les petits détails qui font la légende de Double-Face sont présents et prennent un sens encore plus grands dans le scénario. Car le hasard (la pièce, pile ou face ?) colle parfaitement avec le chaos et l'anarchie initié par le Joker. Et ce qui est fort, c'est que les Frères Nolan exploitent au maximum les thèmes de leur scénario les adaptant de façon magistrale aux caractères des personnages. C'est incroyable. 
Tout le casting originel du premier opus est de retour (Christian Bale, Michael Caine, Morgan Freeman et Gary Oldman). Ce dernier prend beaucoup plus d'importance dans The Dark Knight au plus grand bonheur des fans (dont moi). Seule Katie Holmes n'a pas repris son rôle. C'est Maggie Gyllenhaal qui devient Rachel Dawes. Un rôle clé qui aurait donné un sacré coup de pouce à la carrière de Katie Holmes... Enfin, chacun ses choix. 
Puissance... Pour moi, ce film a une puissance exceptionnelle. On ne compte plus les scènes incroyables tant dans le spectaculaire que dans l'interprétation des acteurs. Une puissance que l'on prend en pleine face à chaque nouvelle vision du film... Il n'y a qu'à regarder la scène de la poursuite dans Gotham ou l'interrogatoire du Joker pour se laisser convaincre. C'est une puissance rarement atteinte pour un film. 
L'intrigue monte crescendo jusqu'au final dantesque qui s'avère être - pour l'instant - la meilleure fin de l'histoire du cinéma. Tout est maitrisé et remarquablement calculé. C'est incroyable. Même quatre ans plus tard, je m'en remet toujours pas... 
Christopher Nolan a propulsé Batman au sommet des box-offices internationaux et aux Oscars !! Huit nominations aux Oscars (techniques principalement) et deux Oscars remportés : celui du meilleur montage sonore et du Meilleur Second Rôle pour Heath Ledger. Unanimement salué par la critique pour son interprétation terrifiante du Joker, l'acteur australien a reçu cette récompense à titre posthume. 
Bref, je pourrais parler de The Dark Knight pendant des heures encensant le travail incroyable de Christopher Nolan, l'interprétation magistrale du casting (Heath Ledger et Aaron Eckhart en tête), la musique anarchiste et omniprésente de Hans Zimmer accentuant le chaos dans Gotham, les rebondissements incessants, les scènes mythiques et la fin unique. 
Inégalable et inégalé, The Dark Knight restera un des plus grands films de l'histoire. 
Fab'


To Be Continued...


The Dark Knight Rises

Huit ans après les terribles méfaits du Joker, Gotham est en paix. La Loi Dent a condamné nombre de criminels et de ripoux. De con côté, Bruce Wayne se remet peu à peu de son combat. Il n'a plus fait d'apparition publique depuis huit ans. Confiant la responsabilité de sa société à Lucius Fox, il pense que Gotham n'a plus besoin de Batman... Pourtant, il doit ressortir le costume pour défier l'imposant Bane. Il veut prendre contrôle de Gotham et d'une mystérieuse bombe moderne qui pourrait anéantir tout Gotham City. Batman n'a pas d'autres choix que de l'affronter mais cette fois-ci, il a sous-estimé la force surhumaine de son adversaire... 

Handicapé par le décès de Heath Ledger, le dernier volet de la Trilogie a été un peu mis en suspens. Le projet de David S. Goyer était d'aborder le procès du Joker... Il a donc fallu repenser la conclusion de la saga.
Comme après Batman Begins, Christopher Nolan s'est concentré sur un autre projet à la suite de The Dark Knight : le casse-tête Inception (2010). Succès public et critique, le long-métrage a été aussi le théâtre de belles rencontres puisque la quasi totalité du casting de Inception est de retour pour conclure la Trilogie du Chevalier Noir. Tom Hardy, Marion Cotillard et Joseph Gordon-Levitt. Trois rôles centraux dans ce nouvel épisode.
Commençons tout de suite par l'essentiel. The Dark Knight Rises (2012) n'est ni moins bon, ni meilleur que The Dark Knight (chacun se fera son avis), il est juste très différent. Si le deuxième volet de la saga penchait plus vers le thriller psychologique, ce dernier volet est un vrai spectacle héroïque donnant à Batman un rôle central. Et ça, ça fait plaisir. The Dark Knight avait donné une grande importance au Joker et à Double-Face faisant de Batman un personnage secondaire qui redevenait princpal dans le final saisissant. Compréhensible quand on voit le scénario et les prestations majeures de Heath Ledger et de Aaron Eckhart.
Dans The Dark Knight Rises, c'est Batman qui tient le rôle principal, du début à la fin. Il est dans toutes les bouches (personne ne l'a vu depuis 8 ans, il est sujet à toutes les spéculations). De ce fait, Christian Bale peut définitivement et admirablement tourner la page Batman de la plus belle des manières. Sa prestation est incroyable. Il incarne l'héroïsme et impressionne dans ses combats physiques face à Bane. Il nous touche dans les (trop) peu de dialogues qu'ils partagent avec Michael Caine. Ce dernier (très émouvant) revient bien évidemment dans le rôle d'Alfred dans The Dark Knight Rises. Comme toujours, Christian Bale s'est énormément investi dans le rôle de Batman. La Saga n'aurait jamais été aussi bonne sans lui.
Il est Batman.
Les acteurs aiment travailler avec Christopher Nolan et il aime leur confier des rôles majeurs. Tom Hardy devient donc Bane, le super-méchant du film. Difficile de passer après Heath Ledger (le Joker) et Aaron Eckhart (Double Face), mais le britannique a pris une quinzaine de kilos de muscles et a su trouver le ton juste entre la brute épaisse, le manipulateur et le leader idéologique. A la fois puissant, intelligent et charismatique, il offre à Batman un véritable combat physique. 
Joseph Gordon-Levitt se voit confier un rôle très intéressant, celui d'un orphelin devenu policier et qui va apporter une aide précieuse à Batman. De plus en plus convaincant à chaque nouveau film, l'acteur révélé par (500) jours ensemble est l'un des tous meilleurs acteurs de sa génération. C'est la très bonne surprise côté casting ! 
Notre Marion nationale continue sa belle carrière internationale grâce à Christopher Nolan qui a écrit le rôle de Miranda Tate pour elle. Très mystérieux, son rôle a été sujet à beaucoup de rumeurs... et sujet aujourd'hui à beaucoup de critiques. Sa dernière scène fait particulièrement tâche dans le film...
Pour la première fois de la Trilogie, Gotham a un rôle majeur. La ville est envahie par l'armée de Bane. Elle est condamnée à mourir. Le Joker leur avait laisser le choix avec la mémorable scène des ferries. Ici, Gotham se rebelle petit à petit grâce aux efforts de l'Agent Blake (Joseph Gordon-Levitt), du Commissaire Gordon (Gary Oldman) et de l'aura de Batman qui plane sur Gotham. A l'image des précédents volets, Christopher Nolan a donné beaucoup de présence à l'écran au Commissaire Gordon. C'est toujours un plaisir tellement j'adore ce personnage et Gary Oldman. Quel grand acteur et quel choix judicieux !
Dernier personnage a faire son apparition : Catwoman. Enfin, il faudrait dire, Selina Kyle car étrangement, le nom "Catwoman" n'est jamais prononcé dans le film. C'est tellement évident ! C'est Anne Hathaway qui prête son silhouette de rêve à la voleuse sexy. A l'image des comics, elle est très mystérieuse et créé un lien très fort avec Batman/Bruce Wayne.
"A l'image des comcis". Christopher Nolan et ses scénaristes (David S. Goyer et Jonathan Nolan) ont réalisé un travail d'adaptation incroyable sur l'ensemble de la Trilogie. Respectant traits pour traits les caractères des personnages de Bob Kane en les introduisant dans notre sombre et crasseuse réalité, ils ont offert au monde une Trilogie unique.
Outre l'adaptation réussie, Christopher Nolan a décidé de terminer la Trilogie de manière spectaculaire et douloureuse. Dans ce sens, je trouve beaucoup de similitudes entre l'ambiance de la première Trilogie de Star Wars et celle de Batman. Avec des derniers épisodes spectaculaires, George Lucas et Christopher Nolan ont sans contestations trouvé le meilleur moyen de conclure une Trilogie : le spectacle et l'héroïsme ! C'est tout simplement époustouflant !
Enfin, dernière chose qui m'a énormément plus, c'est les nombreux liens avec Batman Begins. Un épisode qui, même s'il a moins bien marché, était incroyablement réussi. Dès le début, Christopher Nolan et Christian Bale ont su percer et comprendre la personnalité complexe de Bruce Wayne/Batman en le faisant traverser les pires épreuves.
Définitivement le plus grand (super)héros de tous les temps.
Un regret ? L'avant dernière scène du film - il aurait pu nous faire une fin à la Inception pour encore plus avoir les boules ! Et le regret que ce soit terminé. L'univers de Batman est tellement vaste et immense. Des méchants de la pègre de Gotham comme le Pingouin, l'Homme-Mystère ne seront jamais intégrés à l'univers de Nolan. Ils avaient pourtant une place de choix. Mais il faut savoir s'arrêter au bon moment et... c'est le bon moment.
Merci Nolan pour cette adaptation hors-norme, merci pour le spectacle, merci pour les émotions et les frissons et merci pour cette Trilogie unique qui a été admirablement portée par l'un des plus grands casting de tous les temps (Bale, Caine, Neeson, Freeman, Oldman, Ledger, Eckhart, Hardy, Murphy, Hathaway et Gordon-Levitt) !
Un monument s'achève. Je souhaite bien du courage à celui qui passera derrière Nolan...
Note pour l'ensemble de la Trilogie : ★★★★★
Fab'

The End


Dernier cadeau pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout, l'affiche (non officielle) et la bande-annonce ultime de l'ensemble de la Trilogie. Enjoy !
La légende s'est achevée...
L'affiche :
La bande-annonce ultime :
Fab'

Les Kaïra

Moustene, Abdelkrim et Momo sont trois potes qui ont toujours vécu dans une cité pourrie de Melun. En mode racailles depuis des années, ils ont pas de taf, pas de meufs, pas de thunes et ils habitent tous chez Momo. Ce dernier est fan de porno. Il est abonné à tous les magazines pour adultes qui existent. Moustene tombe par hasard sur une annonce qui va changer leur vie : "Vous voulez devenir star du X ?". Et c'est là que toute cette histoire de ouf a commencé ! 

Passer du format court au cinéma ce n'est pas facile... Certains se sont plantés : les personnage de Caméra Café avec Espace Détente (2005) et Le Séminaire (2009), d'autres prennent leur temps : Alexandre Astier doit toujours porter Kaamelott au cinéma, tandis que c'est le futur projet des créateurs de Bref. Mais les personnages de la websérie Kaïra Shopping ont habilement réussi leur passage sur grand écran. 
Et ce grâce à un homme : Mathieu Kassovitz. Le réalisateur et acteur français a collaboré avec eux sur un épisode de Kaïra Shopping et leur a soufflé l'idée de faire film avec ces personnages. L'idée a mûri dans la tête de Franck Gastambide pour aboutir au film Les Kaïra en 2012. Il a écrit et réalisé le long-métrage avec une idée très simple : prendre les personnages du Kaïra Shopping pour leur faire vivre une histoire de dingues ! Et quoi de mieux que le X pour des mecs "en chien de meufs qui n'ont pas ken depuis des siècles". L'histoire aurait pu partir très loin dans le grand n'importe quoi mais ce "grand n'importe quoi" s'avère maîtrisé et limité à quelques scènes trash qui nous rappelle les comédies américaines de Judd Apatow, les American Pie et Fatal (2010) de Michaël Youn. 
Mais cette bande de bâtards a su s'entourer de seconds rôles savoureux dont le plus mémorable est François Damiens. Hilarant en producteur de films pornos, c'est un phénomène. Personnellement, il me régale depuis sa première apparition dans OSS 117, Le Caire Ne Répond Plus. Ce belge est énorme ! En parlant d'OSS 117, on retrouve Heinrich plus connu sous le nom d'Alex Lutz, en libertins organisateurs de partouzes aux côtés d'Armelle. Ce sont des petites participations amicales, le temps d'une scène, qui marque tout de même les esprits. Dans le même genre, Eric Cantona, Eli Semoun et Katsuni font une apparition sympathique. Des seconds rôles qui donnent du peps au film. 
Le trio d'acteurs principaux est excellent. Franck Gastambide, Medi Sadoun et Jib Pocthier jouent à fond la carte des blaireaux. A bouffer des kebabs matin, midi et soir, s'habiller comme les mecs d'IAM dans les 90's, traîner la journée dans leur cité à se traiter... Des clichés exagérés mais comme le disait Franck Gastambide dans une interview, "Je me suis inspiré des mecs que je voyais dans ma cité quand j'étais gosse". Les dialogues sont savoureux (rappelant les dialogues entre Morgan et Fabien, les Wesh de Very Bad Blagues) et les rebondissements sont osés et très drôles quoique prévisibles. Mais on prend plaisir à suivre cette bande de nazes qui s'avèrent au final, très attachants. 
Enfin dernier point, le rôle de composition de Ramzy en rappeur moisi et chef de la cité. Il est excellent avec son désormais célèbre : "T'as touché, t'achète !". 
Bref, passage sur grand écran réussi pour cette bande de bâtards !
Note : ★★★
Fab'